49 S HISTOIRE GENERALE
Section de nouvelles instances jamais le Pape ne voulut consentir au mariage desX- Prêtres {a).
Cette année l’affaire de la préséance entre les Rois de France & d’Esp 3 "‘depuis l'an g ne sot terminée à Rome. Après bien des délais, & malgré toutes les fol*1564 jus- Imitations de Philippe II. le Pape ne put s’empêcher de décider en faveurqu’à Van à Roi de France. L’Ambassadeur d'Espagne protesta, & partit de RolNSï<523 ‘ fans prendre son audience de congé (/;).
Affaire de Le Cardinal Commendon Légat en Pologne, ayant reçu les actes & l eSU préséance décrets du Concile de Trente, intrigua si bien, que malgré les efforts dsterminée, p Archevêque de Gnesne & de l’Evêque de Cracovie, st obtint du Roi &Le Concile du Sénat l’acceptation du Concile ; ce qui donna une grande joie au Pape (f)-de Trente En jjgy on découvrit à Rome une conspiration contre le Pape, tramée7 o Ç Ze . 1 °' P ar quelques Fanatiques, dont Benoit Accolti fils d’un Cardinal de ce now" V. étoit le chef. II avoit pour complices Pierre Accolti son parent, le ComMtimcmtre Canossa & quelques autres, tous gens accablés de dettes, & qui n’a-le Pape. voient pas l’esprit fort sain. Benoit les avoit engagés dans ce complot, oUdans l’espérance du butin, ou sous prétexte de réformer l’Eglife. II disoiGque Pie iV. n’étoit pas vrai Pape ; que quand on s’en seroit défait, on enmettroit un en sa place, qui seroit appellé le Pape angélique ; que sous sonPontificat on corrigeroit les abus, on extirperoit les erreurs & on réta-blirait la paix dans l’Eglise. II ajoutoit des prédictions fur la puissance dece Pape, qui devoir disoit-il s’étendre par toute la terre. 11 fesoit espé-rer à ses associés, qu’après avoir tué le Pape, ils s’empareroient de sontrésor & de celui du Cardinal Borromée. II leur protnettoit des Châ*teaux, des Terres & des Seigneuries. Mais comme Benoit & un des compli-ces, qui s’étoient chargés de faire le coup, avoient manqué deux on troisoccasions favorables, faute de courage & de hardiesse, Accolti, qui étoitdéja très-ma! dans l’esprit du Pape,«S qu’on accusoit d’avoir demeuré quel-que tems à Geneve, se rendit suspect au Pontife en lui demandant si sou-vent audience. Quelques-uns le dénoncèrent,- on l’arrêta la nuit avec so scomplices. 11s furent mis à la question, & après avoir tout avoué, ils ex-pièrent par les supplices & par la mort, une témérité & une extravagan-ce , dont il n’y avoit pas encore eu d’exemple (d).
Son nvarke Avant que de terminer l’histoire du Pontificat de Pie IV. il faut dire& sa pas un mot de fa paillon pour l’avancement de fa famille & de son extrêmeJim pour avarice. Frédéric Borromée, fils de fa sœur étant mort en 1563, à I 3ment sa àeur de son âge, fans postérité, & le Cardinal Borromée, frère de soe-fëmìlle. deric, s’étant retiré dans son Diocèse de Milan, il fit venir auprès de lulAnnibal Altemps, & Marc Sittico, enfans de son autre sœur. II dotM 3à Altemps le Gouvernement de la Sainte Eglise Romaine, & il lui fit épou-ser , avec une très-riche dot, la sœur de Borromée, qui étoit sa cousin?germaine; il confia à Sittico l’administration de tontes les affaires. Qsàtëà lui, il ne s’occupa que du soin d’amasser de l’argent par toutes sortes devoies; crimes, injustices, vexations, charges accablantes pour le peup'e,il mit tout en usage pour assouvir son avance (c). II permit pour de 1 ar *
(a) De Thon I. c. Contin, de Fleuri ubi (c) Contin, de Fleuri 1 . c. p- r 63 .sup. p. 216. (d) De 11 hou. 1 . c.
O) De Tlm ubi sup. (e) Le même.