SSCTION
X.
Histoired'Italie de-fitis Van15 6/f jus-qu’à Van162Z.
OrdresqiVii envoyéau CardinalCommen-ion.
Honce pourVEcojse.
1507.
!Troublesdes Pays-Bas.
HISTOIRE GENERALEprostitution. II ordonna, ou qu’elles sortiroient de la ville, ou qu’elles fëmarieroient au plutôt, ou qu’elles seroient fustigées publiquement, si ellesn’obéissoient. Mais fur les remontrances qu’on lui fit, il jugea à - proposde les tolérer, à condition qu’elles seroient enfermées en de certains lieux,& qu’elles ne pourroient aller liorement dans les rues de Rome, ni la nuit ,ni le jour (a). II fit auffi divers Réglemens pour fa maison & pour les Car-dinaux. II fit sortir de Rome . tous ses parens, à l’exception de deux ne-veux dont il éleva l’un au Cardinalat. Enfin il défendit aux Médecins d evisiter leurs malades plus de trois jours, s’ils ne s’étoient confessés pendantcet intervalle.
L’Empereur Maximilien avoit convoqué une Diete à Augsbourg au m° lSde Mars, l’ouverture s’en, fit le 26 , Pie V. y envoya le Cardinal CoM-mendon avec un ordre exprès de protester contre rassemblée, & de mena*cer l’Empereur de la déposition & de la privation de ses Etats, si on pï e "tendait y parler des matières de religion. Le Légat, qui étoit plus pr®*dent que le Pape, après en avoir communiqué avec f Empereur, qui lui &espérer qu’on remettroit cette affaire à un autre tems, écrivit au Pape, qp 1n’avoit pas été dans la nécessité de faire cette protestation. Le Pontss®altier & impérieux renouvella ses ordres ; mais par bonheur lorsqu’ils a r "rivèrent, l’article de la Religion avoit déja été remis à un autre tem?»parceque le Grand Seigneur fesoit de grands préparatifs pour attaquer [ aHongrie & pour assiéger Vienne, déserté que la Diete s'occupa princi-palement des secours dont l’Empereur avoit besoin contre les Turcs.Cardinal Commendon travailla aussi par ordre du Pape, à engager lesces Catholiques d’Allemagne de faire publier le Concile de Trente, mais une put y réussir.
La Réformation fesoit des progrès en Ecosse ; cela joint à la conduit®de la Reine Marie envers le Roi son mari y causa de grands troubles. D a ‘vid Riccio favori de cette Princesse fut tué en fa présence. Elle en f® 1fort irritée, & peu de tems après le Roi ayant été assassiné , on conçfde violens soupçons que la Reine étoit complice de ce meurtre. Peu d®tems auparavant Pie V. avoit fait partir un Nonce pour passer en Ecosse»chargé d’une Lettre par laquelle le Pape assuroit Marie de son affection P 3 'ternelle, & du désir ardent qu’il avoit de maintenir & d’affermir l'ancien"®religion dans son royaume. Lorsque le Nonce fut arrivé à Paris, l'A^'•bassadeur d’Ecosse à la Cour de France lui remit une Lettre de la Rei"®'par laquelle elle le prioit de différer encore son voyage un peu de ten 1 '»jusques à ce que les derniers troubles fussent appaííes. Le Nonce P aU qtrois mois à Paris, & ensuite se rendit à Anvers,mais la nouvelle des t s0 £blés que le meurtre du Roi avoit causés, l’empêcha de pasier en Ecosse, ^le Pape le rappella (b). .
Les Pays-Bas n’étoient pas moins agités au sujet de la Religion. Les S®**gneurs avoient déja présenté la fameuse requête, qui donna lieu au pP'zde Gueux qu’on donna aux Réformés. Pour se distinguer d’eux le ™d’Arschot fit faire des Médaillés d’argent, où la Vierge étoit repréle^®tenant son fils entre ses bras, que les Catholiques porterent à leur chap®^
(a) Contia. de Fleuri I. c. p. 292, 2LZ. De Tlm I. c. (b) Di Thou h-