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qui la Seigneurie directe de leur ville appartenoit. Les habitans d’Urbin SectionL c de quelques autres lieux de cet Etat firent la même chose. Le Princeles renvoya avec menaces, les traitant de séditieux. Alfonse Duc # foliede Ferrare, dont François-Marie venoit d’époufer la fille, jugea que cette depuis fanaffaire étoit d un dangereux exemple,enforte qu’il leva des troupes, &en attendant qu’elles fussent assemblées, il envoya vers les séditieux, “ 1 an
pour leur faire comprendre que s’ils perfistoient à íè mutiner, ils alloient-I—.
sattirer la guerre. Les Officiers du Roi d’Efpagne s’étoienc aussi déclaréspour Guibaldo, & le Grand Duc de Toscane lui promettoitdu secours. Ainsiil fallut que ces pauvres peuples pliassent, n’ayant point de secours à espé-rer du Pape. Ils furent obligés de reconnoitre leur faute , d en demanderpardon & de se réconcilier avec leur Prince (a). ,
On s’occupa pendant tout l’hiver à Rome des opérations de la campagne Les véni -suivante , & les Vénitiens eurent lieu de se convaincre de la mauvaise vo- tiens font lalomé de Philippe & de ses Officiers à leur égard , Lt du peu de fondqu’ils pouvoient faire fur le Pape. Le Sénat le sollicitoit de lui accorder W I5 “^*un secours d’argent, ou la permission d’aliéner une partie des Biens Ecclé-siastiques de leur Etat. Grégoire XIII. refusa l’un <k Pautre, & on neput obtenir de lui que Ja levée de cent mille ducats en décimes fur leclergé de Venise. Ce peu de chaleur qu’on témoignoit pour leurs intérêtsengagea le Sénat à négocier la paix, qui sut conclue par la médiation del’Ambassadeur de France à Constantinople,& signée le 15 de Mars. L’Am-bassadeur de la République à Rome eut ordre de le notifier au Pape.
Grégoire en témoigna beaucoup de colere à l’Ambassadeur, & refusa en-suite pendant plusieurs jours de l’admettre à son audience. Le Sénat luienvoya un Ambassadeur extraordinaire , qui lui exposa les justes raisonsqui avoient déterminé la République à faire la paix avec les Turcs ; lePape en parut satisfait, d’autant plus qu’il avoit appris que le Roi d’Efpa-gne, en recevant la nouvelle du Traité avoit dit, que les Vénitiens avoienteu sons doute de fortes raisons de la conclure, & que puifqu’ils en étoient
satisfaits, cela M soffisoit (ô).
Henri de Valois, Duc d’Anjou ayant été élu Roi de Pologne au com- Le Ducmencement e Mai, le Pape lui envoya un Nonce pour le complimenter^”/™fur son c.ectton, &pour hu preienter une rose d’or, comme un présent Ì u . koide bon sugure (§). Grégoire envoya auffi un Nonce en Pologne, quilorsque le Roi fut arrivé Tannée suivante , ì’tinpècha de ratifier ce qu’ìlavoit promis aux Protestans. Leurs craintes néanmoins se dissipèrent parle départ du nouveau Roi, qui se déroba secrètement quelques mois aprèspour venir en France succéder à son srere Charles IX. qui venoit demourir.
Cette même année , Grégoire XIIÍ. fit publier le 20 de Mai la Bulle J uì>ìlê Ad’indiction du Jubilé qui devoir être ouvert la veille de Noël. Ce jour-là1 £ Pape vint à f Eglise de St. Pierre pour faire l’ouverture de la porte saintea ^ec un marceau d’or, & l’afíluence du peuple fut si grande, qu’on dicqu’il se trouva dans Rome trois-cens mille personnes de différens pays, que
de
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stO Le même, L. LIV. De Thon L. LV.
Hiít. de Venise 1. c. p.£271 - 230. Çc) DeTh.au, L.
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