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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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50(5 HISTOIRE GENERALE

Section dorant tout le cours de Tannée il y eut toujours plus de cent mille étratl-

gérs, & que par les bons ordres cìu Pape les vivres furent abondans dans

thalle Rome. Le Pape lui - môme visita plusieurs fois les quatre Eglises destinéesdepuis Van pour gagner le Jubilé, Sc il monta L genoux, selon la coutume, les degrés1564 jus- qu’on nomme Téchelle sainte (a).

qtVà l’an Tandis que Rome voyoic un concours prodigieux de Pèlerins dans ses1 23 ' murs, la République de Gènes fut à deux doigts de fa perte par ses divi*

Troubles h si° ns intestines. II se forma trois Partis, celui des anciens Nobles, celui

Genes. des nouveaux Nobles & celui du petit peuple. Après bien des mouvemens,le peuple prit les armes, Sc le Sénat fut obligé de lui accorder tout ce qu’ildemandoit. Les anciens Nobles fe concerterent avec le Ministre d’Efp 3 *gne, disposé à les soutenir. Leur premier soin fut de lever des troupes &de s’assurer des passages. La plupart sortirent de Genes où ils ne fe croioientpas en fureté, Sc de part & d’autre 011 se prépara à la guerre. Le Pap 2députa le Cardinal Moroné à Genes pour calmer ces mouvemens dange-reux. L’Empereur & le Roi de France s’en mêlèrent austi, mais inutile*ment. La guerre fut déclarée, les anciens Nobles eurent de l’avantage p arTappuide TEspagne. Enfin on convint d’une trêve, & par la médiationdu Pape, de Philippe II. & de l’Empereur la paix se fit au mois de M ars1576 entre les divers Partis (b).

Peste vio- Pendant ces troubles, une furieuse peste ravagea toute TItalie. Aprèslente en ita avoir fait de Trente une espece de solitude, la contagion passa à Véroneà _ & de là à Venise. Milan Cremone Sc Pavie n’en furent pas exemptes, &

* 576 ' elle y fit périr un nombre infini de personnes. Ce fut alors que le CardinalBorromée Archevêque de Milan donna des preuves signalées d’humanité &de charité, de même que les Evêques de Cremone, de Pavie Sc de V e ’

rone (c).

Commence- Ce fut aussi en 1576 que fe forma en France la fameuse Ligue, qui 1ment de la ca usa tant de désordres, 6cy fit répandre tant de sang. Les Protestai enFrmc f ureDt alarmés, surtout quand ils apprirent que Pierre de Gondy, Evêque

rmee. ^ p ar i s> alloic à Rome demander de la part du Roi au Pape , la permis

sion d’aliéner cinquante mille écus d’or des biens du Clergé ; ils crurent <P eHenri III. ne demandoit cette somme que pour leur faire la guerre. Gondyobtint du Pape ce qu’il demandoit., il autorisa cette aliénation par nn ebulle (d).

Affaires de Les négociations de la Cour de Rome en Pologne n’eurent pas le sucoePologne. q Ue ] e Pape en espéroit. 11 étoit question d’élire un Roi à la place 0Henri, & le Pape souhaitoit ardemment que Maximilien joignit c ettScouronne à celle de Hongrie , mais les longueurs de ce Prince ruines? 0absolument toutes les espérances qu’on avoit de ce côté-là. Maxim^,fut à la vérité élu par un Parti, mais Etienne Batory , Prince de Tranfy 1 *vanie le fut par Tautre. Le Nonce du Pape proposa un accommoder^que Batory rejetta; enfin la mort de Maximilien au mois d’Octobrete.

lîtfid

(a) Contín. de Fleuri T. XXXV. p. (c) Le même. L. LXXII.

236, 252. 00 Contirç. de Fleuri 1 . c. p. 3° 2 ’ 3

O) De Thou L. LXI.