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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D'I T A L I E. Liv. XXIV. Ch. I. í°?

livra de son concurrent (a), & il ne resta d’autre parti au Pape que de Sectiohconfirmer son élection. ( Histoire

Grégoire XIII. entra dans des intrigues contre la Reine Riizabeth. Des d’ìtalie fo-le tems que Don Jean d’Autriche étoit en Italie, il avoit par les conseils puis Vand’Escovedo un de ses favoris formé le dessein de détrôner Eiizabeth & desubjuguer l'Angleterre. L’affaire avoit été négociée à Rome à l’insu de m

ls Cour d’Espagne, & le Prince avoit engagé le Pape L proposer au Roi-!—„

Catholique de fournir des secours pour cette guerre, où la religion étoit Projetsintéressée. Philippe éluda alors cette proposition. Dans la fuite lorsque contre la _Don Jean fut nommé Gouverneur des Pays-Bas, après la mort de D. Louis ^” 4 . h 'de Requesens, il passa en Espagne pour sonder le Roi son frere sur cetteentreprise, & quoiqu’il l’en eût trouvé entierement éloigné,il ne laissa pasloríqu’il fut arrivé en Flandre de poursuivre la même affaire. II alla mê-ws jusqu’à demander à Philippe qu’il lui permit de fortifier quelque portsur la côte de Biscaye, & d’en donner le Gouvernement à Escovedo, afinde pouvoir mettre une flotte en mer. Cette nouvelle tentative ne servitqu'à indisposer encore davantage Philippe pour cette expédition. Depuisce tems - là il prit toutes sortes de mesures pour ôter au Prince i’espérancede pouvoir jamais exécuter son dessein (b). Suivant un autre Historien(c), le Pape proposa au Roi Catholique de conférer à Don Jean le Gou-vernement des Pays-Bas, de donner en mariage à ce Prince la Reine d’E-cosse avec la couronne d’Angleterre, s’il plaisoit à Dieu qu’on remit cettePrincesse en liberté, lui représentant que par ce moyen les armes d'Espa-gne attaqueroient le royaume d'Angleterre à plus juste titre. Stradaajoute, que comme Philippe ne voulut pas exécuter cette entreprise enIon nom de peur d’irriter les ennemis de la grandeur de l’Espagne, le Pa-pe fut obligé de négocier secrètement, <Sc de s’engager à faire attaquerles Anglois en son nom. Cependant quoique le Roi approuvât davantagel’entreprise que le Chef, il donna le Gouvernement des Pays - Bas à DonJean. La Reine Eiizabeth voyant que les ennemis de fa Religion fesoientéclater ainsi tous les jours quelque nouvelle conjuration contre fa personne,

que les Catholiques abusoienc de l’indulgence qu’elle avoit pour eux,renouvella les loix faites contre eux , & leur Ôta la liberté d’exercer leurReligion. Elle fit meme exécuter un Prêtre , convaincu d’avoir trempédans quelques complots séditieux (d).

Cependant le Pape ne perdoit pas de vue son projet. Ayant appris que Nonce en-D. Jean d Autriche etoit en dispute avec les Etats des Provinces des con- voyé *dirions qu’il jurerait avant que de prendre le Gouvernement, il envoya J, eanpromptement en Flandres Philippe Sega, à la prudence duqueî il déféraitbeaucoup. Ce Nonce avoit ordre de veiller à ce que Don Jean n’accor 1578.’dât rien au désavantagé de la Religion Catholique, < 3 c quand il auroit faitla paix avec les Provinces de l’animer à l’expédition d’Angleterre. Maisle Nonce ayant trouvé à son arrivée que Don Jean avoit consenti à l’Edicperpétuel, & que parmi les troubles qui s’étoìent renouvelles dans la Flan-dre, il n’y avoit point d’apparence de songer à l’affaire d’Angleterre , il donna

pO De Thou L. LXII. (c) Strada Decad. I. L. Vîft

W Le même, L. LXIV. (d) De Thou ubi sup.

Tome XVL1L Sss