D’I TA LÏ'E, Liv. XXIV. Cir. I. 5iss
,(«). L’année suivante, il ne publia pas moins de douze différentes Bul- Sv c?îmUne pour confirmer l’institut & les constitutions de la Société des X.Jésuites ; une autre par laquelle il ordonna que les Maronites qu’on envo- Hiftoîre
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Conjura stion deParr contfî'ìa ReineEiizabitìú-ï5i<-r*
yeroit jeunes à Rome, y ’auroient un College. Par une autre, il ordonnaaux Evêques de nommer des Prédicateurs pour annoncer l’Evangile aux q 5 6 4 ;»/.Juifs dans les lieux où ils auront des Synagogues, & pour travailler à qu’àl’an
kur conversion (£),. , _ l 623 ‘ _
On accusa le Pape d’avoir eu part à une conjuration tramée contre laReine Elizabeth par Guillaume Parr, dont M. de Thou met la découverteen 1584, (c) & M. de Rapin au commencement de 1585 (d). Voici lefait. Parr étoit un Gentilhomme du Pays de Galles, Membre de la Cham-bre Basse du Parlement, qui avoit déja signalé son zele pour la ReligionCatholique. C’est ce que rapporte M. de Rapin après Cambden & fuis£ ntrer dans aucun détail de ses intrigues, il se borne au récit de la décou-verte de sa conjuration contre la Reine. M. de Thou, qui paroit avoiràé pl US instruit, dit que Parr étoit de basse naissance, mais d’un couragedessus de fa fortune. Ayant été obligé de passer en France, il vint à^ a ris, où il se fit Catholique. S’écant apperçu qu’il étoit suspect pour laReligion aux autres Anglois réfugiés en France, & qu’on le regardoit corn-ue un espion d’Elizabeth, il passa à Lyon, delà à Milan & ensuite à Ve-nise, où il forma des liaisons particulières avec le P. Palmio Jésuite. Parrini témoigna, qu’il souhaiteroit fort de trouver un moyen de secourir lesCatholiques d’Angleterre, & de ramener le royaume à Tobéissance de l’E~-Romaine. Palmio loua son désir; & voyant que Parr souhaitoit,-pour mettre sa conscience en repos, que le Pape l’autorisât dans ce qu’il‘ìvoit dessein d’entreprendre, il l’assura que Sa Sainteté lui accorderoit tousRs pouvoirs nécessaires. Parr en écrivit lui-mêrne au Pape, & lui deman--da des Lettres tant pour la décharge de fa conscience, que pour un sauf-conduit, comme s’il eût eu dessein de se rendre à Rome. Le Pape donnales lettres qu'il demandoit, mais elles arrivèrent trop tard, Párr étant rs-tourne a Paris. Là il consulta le P. Wiat Jésuite, qui le détourna de son
d6 KHnnP % 3L p:r -°“ v ®, qU r iJ , n ’ e ' Cok P as permis de troubler la tranquillitépublique, m^ d exciter des soulevemens contre le Souverain, lors même qu’il
s_ agit de religion. Parr fut ébranlé mais. un Anglois nommé ThomasMorgan le rassura, & d promit que si le Pape sapprouvoit. & qu'il se vstautorise de quelques Xheologiens Catholiques, il étoit résolu d’agir 11 eutensuite un entretien secret avec le P. Annibal Codret Jésuite, & après h-conférence il demanda des Lettres propres à convaincre le Pape de la dis-position ferme & constante où il étoit d’exécuter tout ce qu’il avoit pro-mis. Ces lettres lui furent accordées, & accompagnées d’une autre qu’ilécrivit au Pape. On remit le paquet au Nonce Jaques Ragazzoni pour‘envoyer à Rome. Mais Parr, fans attendre la réponse du Pape, passa.en Angletterre, & communiqua à Eduard Nevill son parent le dessein qu’il^oit de tuer Elizabeth, & de mettre Marie d’Ecosse sur le trône. Pendant’Fuls s’entretenoient sur ce sujet, on apporta des Lettres du Cardinal de
S32.
(s) Cont. de Fleuri I. c. p.
(O Là-même, p. 566.
CO De 2'Jm L. LXXIX. vers la íàn.
(d) DeAasà l. VI. L. XVR. feus I’a»-.I5§S»