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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D' ì T A L I E. Lit. XXIV. Cil. I. 5^7

-s, tier”. Lorsque les Maîtres des Cérémonies rhabillaient, il se tournois Sïctiosià étendait les bras avec une promptitude Sc une force merveilleuse. Un j^ 0 - redes Cardinaux, qui ne pouvoit comprendre une fi grande métamorphose, d'ïtdie de-■lui dit assez familièrement, „ Le Pontificat, très-íaint Pere, ess un Sou -puis l'm» verain remede, puifqu’il rend la jeunesse Sc la santé aux. vieux Cardi- * 5^4 /«/-„ naux malades”. A quoi il répondit d’un ton majestueux, f en fuis per “ Sîi

Âacìé par ì'expérience que je viens à'en faire. Le Cardinal de Medicis, le fé- -!—-

hcitant fur ía santé, qui paraissait bien différente de celle dont il jouissaitétant Cardinal ; je cherchois alors , répliqua-t-il, les clés du paradis , B pourhs mieux trouver, je me ccurbois B je h ais ois la tête; mais depuis qu elles font 'entre mes mains, je ne regarde que le ciel, n ayant plus besoin des choses de laterre, -Quand on ìe porta dans l'Eglise de Saint Pierre,le peuple ne pouvoitcroire que ce fût le Cardinal de Montalte, qu’il avait vu quelques joursauparavant décrépit & infirme,il cria Vive le Pape,Si ajouta selon ia coû-tutne, abondance, abondance , Saint Pierre, B Justice j à quoi il répondit;fïìez Dieu de vous donner î 1 abondance, B moi je vous donnerai justice (a).

, Lorsqu’i! se vit parvenu au plus haut point de son ambition, ii renonça Commence■a ces dehors d’humilité, qu’il avoit fi longtems affectés, & se comporta insnsjkfmavec beaucoup de majesté. II reçut fort bien les complìmens de félicitationdes Ambassadeurs étrangers, & traita surtout avec distinction ceux du Ja-pon , les combla de présens, & les renvoya au bout de trois mois avec hon-peur. En attendant !e jour de son couronnement, fixé au premier de Mai,d fit venir le Gouverneur de Rome Sc tous les Juges criminels, pour leurrecommander de rendre exactement la justice. Au lieu de relâcher les Cri-minels qui étoient dans les prisons, le jour de son couronnement, selon lacoutume de ses prédécesseurs, il en fit exécuter quatre des plus coupables,

■ce qui répandit la consternation dans Rome.

Peu de tems après son couronnement, il fit venir sa sœur Camille avec n favoriser r> ro * S ErssMS, deux garçons <5t une fille. Quand ils approchèrent Ja famille.de Rome, trois Cardinaux allerent les recevoir, & firent habiller ía íœuren lrmcesle. Mais le Pape ne voulut la reconnoitre , que quand elleeu repris ses habits ordinaires. Iì lui fit alors beaucoup de caresses, Scoit que lui seul la feroit Princesse. II lui donna le Palais qu’il occupoitetant Cardinal, avec une penfion de mille écus par mois, & lui recomman-da de se comporter avec la modestie convenable à la bassesse de sa naissan-ce , & avec la dignité qui convenoit à une personne apparentée au Chef del’Eglise. II donna aussi le Chapeau de Cardinal à Alexandre Peretti son ne-veu , qui étoit âgé de dixhuît ans, Sc qui se distingua dans la fuite par facapacité. Le Roi d'Espagne & le Grand Duc de Toscane lui offrirent des.titres d’honneur pour fa soeur, qu’il refusa. Mais il témoigna être fort con-tent du procédé des Vénitiens, qui firent des réjouissances publiques de son /exaltation, & admirent la famille Peretti parmi les Nobles de leur Répu-^ ue .j pareequ’ils redoutoient qu’il ne fé ressentit du traitement qu’ils laivoient fait, dans le tems qu'il étoit Inquisiteur Générai chez eux.ïìit • du grand nombre de pauvres qu’on voioit dans Rome, qui pd*hoient de misere, il commit quatre personnes habiles, autorisés à citer

(e) Le même 1. c. L, V.Ttt 2