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s'il vouloit envoyer de nouveaux Ambassadeurs, il les écouteroit favorable-S ectionment. Le Roi envoya Jaques Davy du Perron, Evêque d’Evreux, char- Hí ^ rggé de discuter les conditions avec Arnaud d’Ossat, qui étoit toujours à d , Itali}
Rome (s). depuis V ars ■
Du Perron arriva à Rome le I L de Juillet , & conjointement avec d’Os-1564 jus-fat, i] présenta une requête au Pape, pour lui demander de ratifier l’abso- î ,4 ’ à l ’ an’ution du Roi. Le Pape répondit qu’il en délibéreroit. II ordonna des Ig23 ‘Processions dans toute la ville, & des prières de quarante heures pour im- Le Pap ,plorer les lumières du ciel fur une si importante affaire. Clément alla lui* donne wmême en procession avec toute fa maison depuis son palais jusqu’à Sainte- fiction- anMarie - Majeure. 11 partit au point du jour, marcha pieds nuds, célébra Rouk Messe,, ik il s’en retourna comme il étoit venu nuds pieds. II marchoitles yeux baissés, fans regarder personne & ne donnant point sa bénédictionà ceux qui se trouvoient sur son passage. II en fit autant le jour de la fê-te de T Assomption de la Vierge. On délibéra ensuite sur les conditions, &la Faction d - 'Espagne pour faire échouer l’affaire fit proposer des condi-tions fort.dures, que D11 Perron L d’Ossat rejetteront avec fermeté. En-fin on convint de seize articles, dont les principaux étoient les suivansyQue ceux qui représentoient le Roi jureroient en son nom, qu il obéiroicau S. Siégé & aux commandemens de l’Eglise. Qu’il rétablirait la Reli-gion Catholique dans le Bearn ; Qu’il ferait publier & observer le Concilede Trente en tous ses articles, excepté ceux qui pourraient troubler le re-pos de l’Etat: Qu’il ne nommerait à aucuns bénéfices des gens suspects d’hé-résie; Qu’il ferait bâtir dans chaque Province de son royaume un Monastèred’hommes ou de femmes. Le 17 de Septembre, la cérémonie de l’absolu-tion se fit avec beaucoup de soìemnité {b).
Au commencement de cette année, Gabriel Patriarche d’Alexandrie en- Réunionvoya à Rome deux Moines, avec des Lettres par lesquelles il reconnois- prétenduesoit la primauté de l’Eglise Romaine, Ils furent admis à l’audience du Pa-pe, aux pieds duquel ils firent une profession de foi,abjurèrent les erreurs s tms à I'e'.:de Neílorius, d’Eutychés & de Dioscore , ct souscrivirent aux dogmes d église Ro.l’Eglise Romaine (c). Ce fut aussi dans le cours de cette année que deux naine.Evêques de Russie vinrent à Rome, comme Procureurs du Métropolitainde Kiovie & de plusieurs autres Evêques, qui firent leur profession de foiselon la créance de l’Eglife Romaine. Mais la joie que causa la réunion deces peuples ne fut pas de longue durée, & l’on apprit peu de tems aprèsque tous les Grands de Russie avoient désavoué cette union. On a prétenduaussi que l’Ambassade d’Alexandrie n’étoit qu’une fourberie (d).
Le Pape envoya à la prière de l’Empereur en Hongrie un secours de Le Papedeux mille chevaux & de huit mille hommes de pied,. commandés par envoyé des -François Aldobrandin, quiavoit épousé-une de ses nièces. Les troupesItaliennes s’étant jointes aux Impériaux qui affiegeoient la Citadelle de Hon ^ 1 'Gran, fous les ordres de l'Archiduc Mathias , on donna un assaut qui neïéuffit point. Mais un détachement de Farinée Impériale remporta le Zi*
C«VLe même, L. CXIII. (c) Le même, L. CXIV»
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