536 HISTOIRE GENERALE
SacTïON d’Août un avantage sur'un corps de Turcs, qui s’avançoit au secours de la„ x ; place, ce qui accéléra la capitulation, qui fut arrêtée le 2.de Septembre (ct)>d’Italie -A sollicitation du Pape & de l’Ëmpereur, Sigismond Battori, Princedepuis r an de Transylvanie s’étoit déclaré contre les Turcs. Les Légats du Pape1564 jus- avoient fortement sollicité les Polonois d’entrer dans la Ligue contre senne*qu’à Van m j commun, mais fans succès. Cependant le Prince de Transylvanie so2 23 ~ trouvoit fort embarrassé de la guerre, que l’espérance du secours de l'An*
Il ne peut pereur lui avoit fait entreprendre. II prit par le conseil du Nonce du Pap e .engager la le parti d'aller trouver l’Empereur Rodolphe à Prague. L’Empereur IlUPologne à promit cinq mille hommes tant de Cavalerie que d’ínfanterie , avec vingt*te™ 9 uatre m il íe écus par mois. Le Pape lui promit de son côté quarante millecontrôles ducats par mois. Comme tout le monde étoit persuadé que si la PologneTurcs. entroit dans la Ligue, cette alliance seroit très - avantageuse à la cause com*í 5 $$- mune, le Pape ne négligeoit rien pour gagner le Roi. 11 envoya le Car*dinal Cajetan en qualité de Légat pour travailler à déterminer les Polonoisà joindre leurs forces à celles de l’Empire. Mais la Diete répondit, qu’uneaffaire de cette nature demandoit mûre délibération , & le Cardinal sotcongédié fans avoir rien obtenu (h).
Légat du Clément envoya auíìi en qualité de Légat en France, Alexandre de Ms*^rmcT àis, Cardinal de Florence, pour engager le Roi à ratifier en fa pré-sence les promesses que íés Députés avoient faites au Pape, de mettre eNFrance le sceau à la réconciliation qui s’étoít faite à Rome. Par tout oùle Légat passa on lui rendit de grands honneurs ; les Gouverneurs desProvinces qui se trouvèrent sur sa route raccompagnèrent sun après l’autrejusqu’à Châtres à neuf lieues de Paris. Aussitôt qu’il y fut arrivé, le R 01s’y rendit en poste avec un petit nombre de Princes & de Seigneurs. Rfit son entrée à Paris en grande cérémonie, & en conséquence des Let-tres Patentes du Roi , le Parlement enregistra les facultés du Légat»c’est le nom qu’on donne communément aux pouvoirs que le Pape donneaux Légats qu’il envoye. Le Cardinal de Florence en usa avec beaucoupde modération, & eut une grande attention à éviter toutes les occasion 8publiques ou particulières, de faire de la peine à qui que ce fût ($)■Ambassade Au commencement de l'année 1597 le Roi envoya en Ambaffide à R 0 *^ f î enri me le Duc de Piney, pour aller faire au Pape le compliment d'obédienceme. a R °' soivant la coutume. II fut reçu avec autant de distinction, qu’il savoir éj e1597. peu à son premier voyage, & le Pape tâcha d’effacer la mémoire d®l’accueil désobligeant qu’il lui avoit fait autrefois. II fit son entrée le 16d’Avril, accompagné des Seigneurs & de la Noblesse qui étoientnus au devant de lui, & fut conduit au palais qu’on lui avoit préparé, ®la porte duquel on avoit élevé un arc de triomphe. Le lendemain, ilconduit au Vatican & eut audience du Pape, qui après les cérémoniesdinaires donna un grand repas à f Ambassadeur, & mangea dans la ra^ echambre à une autre table (à).
Affaire de Alphonse ll. Duc de Ferrare mourut cette année le 17 d’Octobre, jf n ,la succession postérité. Ce Prince avoit longtems sollicité les Papes Sixte V. & 016 '
(a) Le même.
(i) Le même, L. CXV.
(c) Le même, L. CXVI.\í) Le même, L. CXiX.