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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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DI TALIE. L iv. XXIV. C H. I 54 'r

'Ce fut pent-être à cette affaire que les Jésuites eurent principalement Sectioîï

obligation de leur rétablissement en France (a). Le Pape avoit toujourssollicité le Roi de les rappelles, mais fans le refuser absolument fleuri avoit ^i ta iie àe-toujours laissé l’assaire en suspens. Dans le tems de la négociation de la pis v anpaix avec le Duc de Savoye, le Cardinal Aldobrandin pressa encore le Roi (“/*

fur cet article, qui parut disposé à contenter le Pape (L). Au mois de an

Mars 1603 le Roi fit un voyage à Verdun & à Metz, où quatre Jésuites-!-

eurent audience de ce Prince, qui leur répondit favorablement. Depuis ce Rétablisse-tems-là ils s’insinuerent dans l’efprit de Henri, particulièrement le P. Cot- ment deston ; ils fe firent d’ailleurs un si grand nombre d’amis, que le Roi fe déter- mmina enfin à donner un édit pour leur rétablissement , qu’il fit enrégistrermalgré les remontrances du Parlement (c).

II fembloit que les Jésuites, ayant une si grande obligation au Pape, au- Proposi-*oient dû avoir pour lui de la reconnoissance & du respect,mais ils y man- tiens avan-querent parceque le Pontife ne paroissoit pas favorable á la doctrine de leur ««

Pere Molina. Ils soutinrent à Rome trois propositions, qui excitèrent des 1604’disputes très-vives non seulement à Rome, mais dans tous les Pays Catho-liques. La premiere, que ce n’étoit pas un article de foi, que ClémentVIII. fût le légitime successeur de 8t. Pierre, foute la Société auroit courugrand risque à l’occasion de cette these , si l'Ambassadeur d’Espagne ne leseût soutenus (d). La seconde proposition étoit, que la Confession Sacra-mentelle se pouvoit faire par Lettres. Mais cette doctrine scandaleuse futétouffée d’abord. II n’en fut pas de même de la troisième, par laquelle ilssoutenoient la doctrine de Molina sur la grâce & le libre arbitre. Commenous aurons peut-être à parler des disputes qu’elle a occasionnées, nousremonterons ici brièvement à la source. En 1558 l’Assemblée générale desJésuites donna atteinte à un Statut de leur Fondateur , décédé deux ansauparavant, car au lieu qu’Ignace avoit ordonné qu’on enseignât la Théo-logie de Thomas d’Aquin dans les Ecoles de fa Compagnie , cette As-semblée permit aussi d’enseigner Pierre Lombard , & tel autre Auteurqui pourroit paroitre plus convenable. Le Pere Molina fut un des pre-miers a abandonner la doctrine de Thomas,- plusieurs autres suivirent sonexemple, ot dans la quatrième Assemblée de la Société, tenue à Rome en^84' on permit aux Professeurs d abandonner plus de cinquante opinionsde Thomas. Comme ils entreprirent d enseigner publiquement leurs nou-veautés & de les faire soutenir, les Universités de Louvain & de Douai lescensurèrent. Après avoir disputé avec les Dominiquains jusqu’à Tannée1594, les Jésuites eux- mêmes dénoncèrent aux Juges de TInquisition le Livrede Molina. Après quelques procédures, Tassasse fut portée à Rome, cequi donna naissance à Ha Congrégation de Juxiliis , qui commença le 2de Janvier 1598. La Congrégation censura la doctrine de Molina, & ju-gea que le Livre de la Concorde devoir être supprimé. Mais avant que laCensure fût publiée, les Jésuites obtinrent du Pape de conférer avec lesDominiquains. On conféra près d’un an fans rien conclure. Clément VIII.

(a) Sully ubl sup. p. 289 à suiv. Daniel T. XIV. p. 40s & - UIV "

U 9 Lettre du Roi du 20 Janvier 1601 à (d) De Thm L. CXXXI. Mtzsr^ 1 . c.la suite de celles d’Ossat T. V. p, 300,

CO De 2 heu L. CXXXII, Mezeray 1 . c.

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