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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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X.

Histoired’Italie de•puis l’an1564 jus-qu'à l’an.i6rZ.

Canonisa--tien d’I-„ /rnace pro-posée inuti-lement.

Emeute àRame.

Mort deClément

Víll.

16 05.

■ 3¥ t ’ HISTOIRE G E N E RALEordonna encore aux Consulteurs d’examiner mûrement la censure du Livre :de Molina. II fallut en venir à de nouvelles discussions. Le Pape, en l'an-née 1C01, ajouta de nouveaux Consulteurs aux anciens. La Congrégation,tout bien pesé, déclara que Molina étoit conforme avec les Pélagiens &les Semi-Pélagiens, tant dans le fond de la Doctrine, que dans les preuves& les objections. La dispute ne finit pourtant point encore, St les jésui-tes entreprirent de soutenir l'orthodoxie des propositions censurées. A6nde lasser le Pape, ils lui demanderont un nouvel examen; il i’accorda &voulut y présider en personne. Cette nouvelle scene commença le 20 deMars 1602 , & dura-jusqu’à la mort du Pape. Comme il parut que le SaintPere n’étoit nullement favorable aux Jésuites, ce fut la raison qui leur fitsoutenir publiquement dans Rome, qu’il n’étoit pas de foi, que ClémentVIII. fut Pape & d’autres enseignèrent qu’il n’étoit pas infaillible (a).

Ce fut fans doute par ressentiment contre eux, que le Pape refusa alo?«de canoniser Ignace de Loyala. M. de Thou (b) en donne une autreraison, il dit que les Jésuites & leurs amis ne furent point écoutés ,• par-ceque le Clergé de Milan sollicitoit avec le plus grand empressement la ca*nonifation de Charles Borromée,. & qu’il n’est pas ordinaire qu’on accordeà Rome cet honneur à deux sujets à la fois. II y a néanmoins bien plu*d’apparence que le Pape voulut faire sentir son mécontentement aux Jésuites.

II arriva dans le même tems une chose qui pensa mettre le trouble dansRome. Un criminel, qui étoit poursuivi par la Justice, se réfugia dan*le Palais du Cardinal Odoard Parusse. Des Gentilshommes du Cardinalcachèrent le coupable, & empêchèrent les Sbirres d’entrer dans le Palais.Le Gouverneur de Rome voulut le forcer, mais les domestiques du Car-dinal prirent les armes, & appelleront à leur secours les amis qu’ilsavoient. parmi la Noblesse Romaine. Le Duc Gaëtano & l’Ambassadeurd’Espagne prirent leur parti, & tous passerent la nuit sous les armes dansle Palais Farnese. Le Cardinal se retira le matin avec une nombreuseescorte bien armée dans un magnifique Château, qu’il avoit à trente-sixmilles de Rome. Le Pape regarda cette démarche comme une nouvelleinjure, & lui envoya aussitôt le Gouverneur de Rome pour lui demandesla démission du Gouvernement de la Campagne de Rome,dont ses ancêtresavoient toujours été revêtus depuis le Pontificat de Paul III. Le Cardinalse défendit de donner sa démission j & le Pape leva fix-cens Corses & deux-cens Arquebusiers à cheval pour la garde extraordinaire de la ville. L§Duc de Parme, qui avoit épousé la niece du Pape, se rendit à Rome, &obtint de lui, que le Cardinal son frere auroìt la permission de revenir 3Rome , & qu’il demanderoit pardon au Pape (c).

Clément VIII. ne survécut pas longtems à cette affaire, étant mort | e3 de Mars 1605, âgé de soixante-dix ans & dans la.quatorzième annesde son Pontificat, pendant lequel il créa à différentes fois une cinquantainede Cardinaux, de ce nombre furent Baronius, Bellarmin, Du Perron, j?Sourdis, d’Ossat & Olivier. On loue fort fa douceur, fa modération <■*son affection pour les La vans. On prétend qu’il promit la liberté de c0ll ‘

r .\ vov Balle Nouv. de la Rep, des (h) De Thou ubi sep.Utt Qthh 1682- Art. VU. ù) De Thou-L. CXXXL