55o HISTOIRE GENERALE
Szctiou voir maître du Royaume de Naples fit entrer Paul V. dans la Ligue. Ubal*X. dini son Nonce dit au Roi, que sa Sainteté s’engageoit à lever, fur diffé-^^("^rens prétextes, pour l’union contre la Maison d’Autriche, dix mille hom*puùi'an mes d’ínfânterie , quinze-cens de Cavalerie &i de fournir huit canons 5 ■1564 jus- pourvu que fa Majesté fe chargeât de donner l’argent nécessaire à les entre-'qujà r an tenir pendant trois ans; qu’on lui donnât toutes sortes de sûretés pour la1 23 ‘ cession de Naples & pour les autres droits d’hommage qu’on lui avoit pr<>mis, & qu’on satisfît loyalement aux conditions que de son côté il croyoisdevoir apposer au Traité. Le Roi promit au Nonce d’observer religieu-sement les conditions, & il déféra de plus au Pape l’honneur d'être l’arbi*tre de toutes celles qui resteroient à régler, dans rétablissement des nou-velles Républiques (a).
Tous ces projets s'évanouirent par la mort de Henri IV. qui comme
Mort de
H j D <5io. V * í' on fut affalíìné le 14 de Mai 1610 par Ravaillàc. On dit que le Papeèn fut extrêmement affligé, ík que pour témoigner son respect: pour la mé»moire de ce grand Prince, il assista en personne à ses obsèques qu’on célé-bra à Rome avec beaucoup de magnificence. On ajoute, qu’ayant appt ;Sque quelques j m nés François s’étoient réjouis de la mort du Roi, & avoientqualifié son assassin de Libérateur de la patrie, il les fit arrêter & les condam-na aux galères.
DeuxFran ■ L’annte suivante deux autres François n’eurent pas un meilleur fort»
çoisexecn- [’ un s ’ a ppe!Ioit Reboul &Tautre l’Abbé du Bois. Reboul avoit été Ré''' tS 1611™’ kormé, & Secretaire du Maréchal de Bouillon. 11 se fit Catholique dans lafuite ; mais comme on prétendoit qu'il étoit redevable d’onze - cens écusau Maréchal, dont il avoit manié les deniers, il se retira d’abord à Avi-gnon, & delà alla se fixer à Rome. Le Cardinal Brronius le protégea, 6eil eut même des recommandations de la part du Roi Henri IV. Après I 3mort de ses deux Protecteurs, comme il ne put réussir à obtenir ce qu’il ds*roandoit, il se livra à son humeur naturellement satyrique & fit une satyre,qui lui conta la vie, ayant été arrêté <k décapité en prison. L’Abbé daBois, qui avoit été autrefois dans Tordre des u-élestins, avoit le premierprêché contre les Jésuites après la mort du Roi. II alla à Rome contrelavis de ses amis; on l’arrêta prisonnier & il fut mis à l’Inquifition pOjj ravoir trop parlé à Paris. Quelques-uns assurèrent qu’il avoit été pendemasqué ( b ).
Différend i, e p a p e eut cette année à décider un différend entre le Duc de BavièreL BalicrT & s Archevêque de Saltzbourg. Ce différend rouloit fur les belles salines»r Arche- qui font proches de cette ville. Le Duc prétendoit qu’elles lui apparte-vêqucd! noient avec la ville de Bertholsgaden , & l’Archevêque soutenoit que * eSSa.tzbour^. prédécesseurs en avoient toujours joui paisiblement. Le Duc leva des troisP es , entra dans le Diocèse de Saltzbourg, se rendit maître de deux víU eS '»& fie l’Archevêque prisonnier. II dépêcha aussitôt un Courier à Romepour prévenir le Pape, pendant que l’Archevêque n’étoit pas en état defaire valoir ses raisons. Paul V. nomma quatre Cardinaux pour examine ^l’affaíre; les Chanoines.de Saltzbourg envoyerent aussi des Députés R°me, & on dressa une espece de transaction entre le Duc & l’Archevêque»
(a) Metn. de Sully» T. VIII.p. 280, 28r. Q>) M:rcure François S ï.II. koî. 1 54 -