D’ ITALIE. L iv. XXIV. Cri. I? 55 1
sn vertu de laquelle ce dernier renonçoit à son Archevêché, moyennant Sectioîiuns pension de vingt mille florins par an. Le Pape pour l’honneur de TE* ^piscopat, se contenta de ne pas signer cet accord (a). $iiaiìe
II arriva en 1612 une affaire qui fit grand éclat en Italie. Ranuce Duc p uis i> ande Parme découvrit au mois de Mars une terrible conspiration trâmée de- isUjus-puis plus d’un an contre lui «St contre toute la Maison Farnese. II crut avoir qu’à i’andes indices suffifanspour croire que Vincent Duc de Mantoue, les Cardinaux l62 DSforce & d’Este, le Prince.de Modene, le Duc de la Mîrandole & quel- Conspira -qu’autre Souverain avoient eu part à ce dessein. Plusieurs Gentilshommes t m contra -àc quelques Dames des Etats du Duc de Parme & des environs conjurèrent h Duc àe nfemble de le tuer avec tous ceux de fa Maison, & de se saisir des villesde Parme & de plaisance, qu’ils dévoient livrer, ensuite à quelques Prin- 1ees voisins, dont les conjurés avoient reçu de T argent. Comme l’occa*sion d’exécuter leur entreprise ne se présenta pas aussi promptement qu’ils^avoient cru, quelques-uns des Complices avertirent le Duc du dangerdont il étoit menacé. Après une exacte information des particularités dela conspiration, Ranuce fit afficher publiquement un Manifeste , qui con-tenoit le détail de l’entreprise formée , & le nom des principaux conju-rés, que le Duc sommoit de venir se justifier. II paroissoit qu’on avoicsupprimé le nom de certaines personnes considérables par leur qualitéleur rang. Mais Vincent Duc de Mantoue, mort depuis quelquesjours, étoit fl bien désigné , que tout le monde le reconnoissoit d’a-bord, fous 4e nom- de premier Conspirateur qu’on lui donnoir. Françoisson successeur se plaignit hautement de l’injure faite à la mémoire de sonpere, & il en demandoit réparation. L’affaire fesoit si grand bruit en Ita-lie, qu’on craignit une rupture ouverte entre le Duc de Parme & le Ducde Mantoue. Le premier eut recours à la protection du Roi d’Efpagne,
& l’autre neveu de la Régente de France implora le secours de cette cou-ronne-là. Charles Emanuel Duc de Savoye feignit de vouloir accommoderles deux Princes, mais on s’apperçut bientôt qu’il ne cherchoit qu’à les 'brouiller davantage & à exciter une guerre dont il espéroit de profiter. Les •parties prirent pour arbitre le Duc d Urbin, pour une partie de la conte»
-â Ee Gouverneur de Milan assoupit le reste de l’affaire au nom duRoi d Espagne ; «5c les deux Princes congédièrent les troupes qu’ils avoientdéja mises fur pied (b).
François Duc de Mantoue ne vecut pas longtems après cette affaire, Affaireétant mort à la fin de Tannée,<5c il ne laissa qu’une fille âgée de quatre ans. Mantoue-Le Cardinal Ferdinand son frère lui succéda. Le Duc de Savoye forma des 161 S-'prétentions fur le Montferrat, & cette affaire mit toutes les Puissances enmouvement. Les Espagnols parurent vouloir soutenir le Duc de Savoye,mais au fond ils cherchoient à s’assurer du Mantouan, pour empêcher leDuc de Nevers d’y succéder. Breves Ambassadeur de France à !a Cour deRome pressa le Pape de prévenir les troubles que cette contestation, cause-r °it en Italie, mais ne put l’engager à agir. Les Vénitiens moins timidesque le Pape s’intéresserent pour le Duc Ferdinand. Sûr ces entrefaites le
00 Le même, fol. 249, 250. j. p. 395-369. qui cite Siri Memor. recoîW
v i F'ajsQr HUL de Louis XIII, T. dite, T. II, p, 657 & suìv.
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