D’I T A L I E. Lîv. XXIV. Cil. I. 575
Ambaíîàdeur de France à Rome contre l’entreprise da Clergé, & envoya Ssctio®ordre à ses deux Nonces, Mazirin & Bulognetti de s’en plaindre de fa part ^i.au Roi. On dépêcha l’Evêqye de Montpellier à Rome, pour déduire lesraisons da Clergé. Urbain íit mine d’éeouter les remontrances de l’Eveque puui'anavec plaisir, & de ne condamner pas absolument ce qui s’étoit passé dans 1623 fus-1 assemblée du Clergé. Mais dans le fond de son cœur il n’avoit nulle envie tutrede favoriser Richelieu (a). - .... tems ‘
Vers la fin de cette année, le Pape eut encore un démêlé avec les Vé- ]^ utre lìé _nitiens. II s’agissoit d’une inscription placée-par ordre de Pie IV. dans la mêlé desSalle du Vatican où l’on donne audience aux Ambassadeurs. Cette inferip- Vénitienstion rappelloit d’une maniéré honorable,la protection accordée par les Vé- wn^vm-nitiens au Pape Alexandre III. contre l’Erapereur Frédéric Barberousse, la 1victoire qu’iis avoient remportée fur la flotte impériale, & la part qu’ilsavoient eue à la réconciliation de ces deux ennemis. Urbain fit supprimercette inscription, & on en substitua une nouvelle, où le fait étoit altéré demaniéré, à ôter aux Vénitiens tout le mérite du bienfait. L’Ambassadeurde Venise étoit absent,- François*Marie Tozzi son Secretaire, donna avisde cette nouveauté au Sénat. Tozzi eut ordre de partir de Rome fansprendre congé, & il fut défendu au College d’admettre le Nonce à Tau-dience. Le Pape voulut mettre l’assaire en négociation ; mais le Sénat fitdéclarer qu’il n’entendroit à aucun accommodement, que l’infcription n’eûtété rétablie dans son entier (b).
Le Duc de Savoye fut déclaré Généralissime de la Ligue en Italie. Le Commmce-Maréchal de Créqui, y mena dix mille hommes ; le Duc de Parme le joi- m ‘nt de i&nit avec quatre mille hommes de pied & mille chevaux, & le Duc de Sa- mvoye avec six mille hommes. Ils assiégèrent Valence inutilement, & lesChefs s’imputerent réciproquement la faute de la levée du siégé ; l’hiver quisurvint suspendit les hostilités (c).
La Cour de Rome fe défioit de Richelieu. Comme il fe fefoit donner tou- Le p a p etes les Abbayes régulières qui font Chefs d'Ordre en France, on craignit à ^grineRome qu’il ne pensât à fe faire Patriarche. S’étant fait élire Abbé de C'u-sthk’ Listeaux & de Prémontré, le Pape lui refusa les bulles pour ces ùAbbayes. Urbain donna un nouveau sujet de chagrin au Cardinal, en rap-pelant Mazarin, avec ordre d’aller faire fa charge de Vice-Légat à Avi-gnon. . Richelieu, à qui il étoit tout dévoué, auroit bien voulu qu’il allâtdu moins en Espagne, fous prétexte de porter cette couronne à la paix,mais en effet pour lui servir d’efpion & d'A gent dans cette Cour-là. LePape n y voulut pas consentir, non plus qu’à le donner pour adjoint au Car-dinal Ginetti ,qu’on parloit d’envoyer pour traiter de la paix à Cologne (d).
Richelieu de son côté chercha à chagriner la Cour de Rome. II íit rap Le Mari-peller le Comte de Noai!les,& envoya pour le remplacer le Maréchal d’E- ch ^ s d .^ó èirées, que le Pape n’aimoit point, ík qui n’étoit pas plus agréable à la ^mbaffa-p action Espagnole. Le principal motif de cette Ambaíîàde étoit de porter deur à -Rô-le Pape à traiter le Duc de Parme avec plus de douceur qu’il ne teíbic. Lé me.
(c) Le même p. 474.479. 282.
U>) Nani L. X. Lc,ugier J.c. p. 284. ( d) Le VaíTorT. VIII. P. II- P r?2 L
G) Nani ubi sup. Laugkr 1, c. p. 281, suitf. Comin. de Mezeray uiifap. p. 60,
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