57 <5 HISTOIRE GENERALE
Sbctioh Pape refusa longtems de traiter avec le Maréchal, mais il fallut enfin queXI. i a Cour de Rome cédât. Le Maréchal reçut cependant durant son Ambas-
Italie àde deux grands affronts ; l'un en la personne de Mademoiselle de Themi-
itepuis*ïm nes fâ belíe-fille, qui fut séduite par le Cardinal Antoine , moyennant une1623 jus- promesse de mariage, puis empoisonnée au commencement de sa grossesse ;qu’à notre loutre en la personne de son Ecuyer, que le Cardinal patron fit tuer àUmS ' Frescati pour ses insolences (a). Mais nous parlerons de cette derniereaffaire dans la fuite.
Embarras Le Duc de Parme prit la résolution de venir lui-même en France sollici-té Duc de ter le secours dont il avoit besoin; il s’y rendit au mois de Fevrier, & sutPâme. parfaitement bien reçu. Les Espagnols & le Duc de Modene profitèrentde son absence & firent de grands ravages dans ses Etats. II partit d’abordde Paris & se rendit en Italie, La mésintelligence qui regnoit entre leDuc de Sivoye & le Maréchal de Créqui empêcha qu’il ne fût secouruefficacément. A la vérité le Maréchal & le Duc entrerent dans le Mila-nés, mais le Marquis de Léganez, Gouverneur de ce Duché se porta surl’armée Françoise, qui étoit sur le Tesin, & l’on en vint à une action.La nuit sépara les combattans & les deux partis s’attribuerent la victoire.Mais la retraite des François & des Savoyards qui suivit peu après, laissatout l’avantage aux Espagnols (b).
Il est obligé La retraite des François laissa le Duc de Parme exposé à toute la ven*de s'accora- geance de ses ennemis. Le Marquis de Léganez fit avancer un gros corpsnjíáer avec j e troupes dans le Parmesan, qui, après avoir soumis quelques places peuss ^ importantes, mit le siégé devant Plaisance , où le Duc Edouard s étoitrenfermé. II implora inutilement l’assistance de tous ses voisins, que sonsort pouvoit intéresser, de sorte qu’il se trouva forcé de traiter avec les Es-pagnols. Contens de savoir humilié, ils lui accordèrent la paix à condi-tion qu’il chasseroit les François de ses Etats ; ce qu’il exécuta par surprise-II fut encore obligé de céder aux Espagnols Sabionetta, dont il s’étoit em-paré. Tous ses autres Etats lui furent rendus. 11 s’accomtnoda aussi avec lsDuc de Modene (c).
11 arriva en ce tems-là une révolution plus fâcheuse pour la France cheZles Grisons. Ils pressoient le Duc de Rohan de leur remettre la Valteline »c/am.t pour A [\ étoit convenu de la leur restituer. Le Cardinal de Richelieu imaginaj pagne, à prétextes pour ne pas s’en désaisir. Les Grisons traitèrent à Instruisavec s Ambassadeur d'Espsgne, & les François fs trouvèrent dans la néces-sité d’avacuer la Valteline (d).
Mort des Deux événemens concoururent cette année pour perpétuer la guerre enPawdeSactcalie. Victor Amedée Duc de Savoye mourut le 7 d’Octobre à VerceiLvoye V de & laissa deux fils & trois filles en bas âge. L’aîné de ses fils étant mort penMutmie. a p r ès • Charles Emanuel le second fut son successeur, sous la tutelle 6î ‘ 3régence de fa mere Christine, sœur du Roi de France. Le Cardinal M aU 'rice, & le Prince Thomas ses beaufreres lui disputèrent sune & l’autre, cequi donna lieu à bien des troubles. Charles de Gonzague Duc de Mantoue
(a) jimeht de la Houjsaye Mem. Hist. (c) Nant 1 . c. Le VaJJor T. IX. P* ^ P'T. II. p. 426. 1(55 & suiv. -
(bj Le VaJJor T. VIII. P- II. p. 158. (dj Nani 1 . c. Le VaJJor ubi sup. P-162 & luiv.
gnols.
1637,
Les Gri-sons Je dé-