5 gó HISTOIRE GENE RALE
Sacnou Chambre une protestation contre les procédures qu’on fesoit. Les Vé-* Xt nitiens offrirent leur médiation, mais le Pape refusa d’admettre des Mé-
Histoire diateurs entre le Souverain & le Vassal. Le Grand Duc & le Duc de Modene
d '^ al Van proposèrent divers projets d’accommodement fans succès. Sur ces entre-^623 ‘jus- faires, on cita le Duc à Rome, auquel on donnoit un íaufconduit, ne luiqu'à mire permettant de se faire accompagner que de cinquante personnes. Edouard,tems. au ij eu d’obéir , publia un long manifeste , dans lequel il exposoit ses droits ,———— A qui fut reçu de tout le monde avec applaudissement (a).
Le Pape Tandis que cela Te paíToit, il étoit arrivé une grande révolution en Por-refuse de re- tugal , & le Duc de Bragance avoit été proclamé & couronné Roi, fouscevoir j e nom de Jean IV. Ce Prince envoya l’Evêque de Lamego à Rome, endeí’fdu qualité d’Ambassadeur, pour rendre l’obéissance au Pape. Les Espagnolsnouveau empêchèrent le Pape de le recevoir,- ils entreprirent même d’user de vio-RoidePor - lence contre lui. Enfin après avoir resté un an à Rome, l’Ambassadeur s’entugal. retourna en Portugal, fans avoir vu le Pape (b).
Le Pape L’affaire de Parme devenoit de jour en jour plus sérieuse par l’animositéexcommu - des Barberins. Le Marquis de Fontenai-Mareuil Ambassadeur de Franceme le Duc à Rome, L Lionne envoyé extraordinairement pour agir en faveur du Ducà Parme, tâchèrent d’engager le Pape à s’accommoder, & d’emploier sestroupes auxquelles la France joìndroit six mille hommes & une Flotte pourchasser les Espagnols d'Italie, offrant aux Barberins de mettre la couronnede Naples dans leur Maison. Urbain ne donna pas dans ce projet plus spá*cieux que solide. Animé plus que jamais contre Farnese, il l’excommuni®solemnellement le 13 de Janvier 1642, le déclara privé de tous les fiefs &dignités qu’il tenoit du S. Siégé, ordonna que ses palais de Rome & f eSbiens seroient vendus àTencan, & que la Chambre prendroit possession duDuché de Castro, fans pourtant le comprendre encore dans la rigueur desbulles de Pie V.qui défendent toute aliénation des domaines réunis au S. Sié-gé (c). Le Dac de Parme extrêmement irrité s’assura de la bonne volontéde ses sujets, & fit sortir de ses Etats les Religieux qui n’étoient pas du :Pays & l’Evêque de Plaisance, né sujet du Pape, de peur qu’ils n’exci*tassent le peuple à la révolte, fous prétexte de respect pour la bulle du P a 'pe. Cependant l'armée d’Urbain, de dixhuit ou vingt mille hommes avan*çoit, & le Général fit demander passage au Duc de Modene, pour entrerdans le Parmesan &< le Plaisantin. Le Duc de Modene en fut fort s ar “pris, de même que les Princes voisins. Le grand Duc & les Vénitiensconjointement avec les Ministres de France dtd’Espagne, firent des_r si 'stances auprès du Pape, pour suspendre la marche de ses troupes, mais 1persista dans ses desseins.. ,
Les Fini- Le Duc de Modene n’étant pas en état de refuser le passage raccord®
tiens éf le durant l’espace d’un mois, à condition d’être averti six jours avant qdCGrand Duc l’armáe marchât. II ne laissa pas de lever trois ou quatre mille hommesedécia- p 0ur ] a garde de ses places. Le Duc de Parme se mit en campirAliLDue P Ue r & av?ec P' ÍJS à sept mille hommes, pour disputer l'entrée de son Pays aux trou-Famé. pes du Pape, & fit demander au Grand Duc à aux Vénitiens un ptoE
(a) te même. 439 & imv. Edit. in 4W.
(b) Ckde Hist. de Portugal. T. Iì.p. (c) JSJani ubi sup.