D’I T A L I E. Liv. XXIV. Ch. I. 587
avant même qu’on eût appris en Italie Ja nouvelle de leur embarque- Sectxoîíment. 11 s prirent Piombino le 8 d’Octobre, & Portologone le 29 du Xl.roêtne mois (s). . $1^1™
Le Pape n’attendit pas la fin de cette expédition pour se réconcilier de p^ e ranavec les Barberins; il leur restitua leurs charges & leur biens, révoqua 1623 jus-toutes les bulles données contre eux, à condition cependant qu’ils se qu’à notrerendroient dans l’Etat d’Avignon, & que delà ils feroient par Lettres temS -leurs soumissions au Pape (b). Mais le Cardinal Mazarin alla son che- Lg p Zmin, s’excufant sur ce que les Généraux étantpartis, il n’avoit pas été à réconciliétems de révoquer leurs ordres. Innocent s’étoit flaté de conserver à avec lesson neveu Ludovisio Piombino, qui lui appartenoit, mais il se trouva Barberins.trompé dans ses espérances. Ce fut vraisemblablement celle d’en obte-nir la restitution, qui l’engagea à se prêter aux sollicitations de Henride Lorraine Duc de Guise. Ce Prince s’étoit rendu à Rome, où ilpoursuivoit la dissolution de son mariage avec la Comtesse de Bossu. LePape lui témoigna beaucoup d’amitié, & il travailla si efficacement dansplusieurs entretiens qu’il eut avec Innocent, qu’il l’engagea à donner seChapeau à l’Archevêque d’Aix, frere de Mazarin (c). Le nouveau Car-dinal, qui s’étoit rendu à Rome, communiqua d’abord à son frere senomination. Les réponses vinrent telles qu on les devoit attendre fur unenouvelle fi agréable, dit 1 e Duc de Guise (d). Mais un Historien (e) assu-re, que Mazarin , moins sensible à une faveur qui venoit si tard, qu’àl’indignité d’un refus trop obstiné, sc moqua du Pape à son tour, le re-mercia assez froidement de la promotion de son frere, & ne pensa nul-lement à faire restituer Piombino au neveu d’Innocent X.
Depuis son exaltation, Nicolas Monteiro étoit chargé des affaires de itref u j e j (sPortugal à Rome. II sollicitoit vivement au nom du Clergé du royaume, bulles p, mrl’expédition des bulles pour ceux que le lloi Don Jean IV. avoit nommés l "aux Evêchés vacans. L'Ambassadeur d’Espagne tenta de le faire assassiner. ^ aL ortu ’
Ce qui irrita le Pape, ensorte qu’il ordonna à l’Ambassadeur de sortir deRome. II ne s’en montra pas plus facile fur l'article des bulles, que Mon-teiro demandoit. Innocent vouloit bien les expédier en son propre nom,
& comme si lui seul eut eu droit de nommer à ces Evêchés. Le Roi dePortugal n’y voulut pas consentir, pareeque cela étoit contraire aux droitsde fa couronne (/). Monteiro partit donc de Rome. En 1649, un autreEnvoyé de Portugal poursuivit la même affaire, avec aussi peu de succès,par le crédit des Espagnols, & cette affaire ne sc termina qu’après la mortd’Innocent (g).
On a vu, qu’en 1633, le Clergé de France avoit été obligé de souffrir Protesta-que se Pape Urbain VIII. nommât des Commissaires pour juger six Evê- tìondU f l ff.ques du Languedoc. Une assemblée du Clergé protesta solemnellement f * de '™contre cette atteinte donnée à ses privilèges. L’acte de protestation futsignifié dans ses formes au Nonce du Pape qui résidoit en France. Si ceci
Henauìt, damons 1 . c. (s) Ds Larrty Hist. de Louis XIV. T.
(í>) Les mêmes. I. p. 417.
Ce) Mein. du Duc de Guise p. m. 2 - 16. (f) La Clede Hist. de Portug. T. II. p.
(d) Le même, p. 17. 522.
(§) Le même, p. 55 °-Eeee
Terne XVIII.