HISTOIRE GENERALESection se passa en 1645, comme le dit le Continuateur de Mezeray («), il s’agitXi. de la même assemblée du Clergé dont parle le Cardinal de Retz (b) où l’on-'Italie résolut de faire aux six Prélats lésés quelque forte de réparation, en lesdepuis fa» priant de venir prendre place dans la Compagnie, quoiqu’ils n’y fussent1623 jus- pas députés.
qu’à notre j? n il y eut une révolte terrible à Naples. Le Duc d’Arcos obligéte mS ‘ de se précautionner contre les François, maîtres de Portolongone, seRévolte è trouva dans la nécessité de mettre de nouveaux impôts fur un peuple qui enNaples, étoit déja accablé. Le 3 de Janvier 1647 on publia un Edit, qui imposoit1647. un droit fur les fruits. Le peuple murmura hautement , & du murmurepassa à une révolte ouverte, ayant pour chef Thomas Aniello , appelle-communément Mazaniello, jeune homme de la lie du peuple. La rébel-lion éclata le 7 de Juillet, à f occasion d’un panier de figues. Les mutins-eommirent beaucoup de violences, ík pillèrent le Palais du Viceroi, quieut bien de la peine à se sauver. II fit publier un Edit qui supprirnoit le-nouvel impôt, mais cela ne calma pas la sédition. Le Cardinal Filomarini,Archevêque de Naples, intervint, & par fa médiation il y eut le 13. deJuillet un accommodement conclu, par lequel le Viceroi accordoit auxRebelles tout ce qu’ils dernandoient. Trois jours après , Mazaniello &plusieurs de ses principaux confidens furent assassinés, fans que fa mort cau-sât aucun mouvement parmi le peuple. Mais quelques Nobles eurent l’im*prudence de maltraiter la populace, & le lendemain, on prit la résolution'de diminuer le poids du pain. La sédition recommença, A passa danstout le royaume. Le Viceroi fut réduit à faire le 7 de Septembre un se-cond Traité, plus humiliant encore que le premier. La tranquillité ne futpas néanmoins de longue durée, & le feu de la révolte s’alluœa plus vive-ment que jamais (c).
Le Duc de La Cour d’Efpagne fit partir une Flotte, fous la conduite de Don JuanGui fi fi d’Autriche fils naturel du Roi, qui arriva devant Naples le premier d’Oc-des Relis B t0 ^ re - Ce jeune Prince, par le conseil du Viceroi, employa la force pourles. Cf " réduire les rebelles; mais cela ne fit qu’animer davantage le peuple, q nichoisit pour Général Janvier Annese , dit Gennare. Ce Chef plus pru-dent que Mazaniello, fut d’avis qu’on se mit sous la protection de la Fran-ce , & qu’on appellât au Gouvernement de la nouvelle République & e . ndéclarât chef le Duc de Guise, qui descendoit des anciens Rois, & avoitdes prétentions fur la couronne de Naples. II se rendit heureusement àNaples le 15 de Novembre, & travailla à y mettre les choses fur uslpied réglé. Cependant la France ne profita point de cet événement.envoya à la vérité une Flotte , mais qui ne fît rien en faveur du DucGuise, dont le Cardinal MSzarin delàpprouvoit la conduite. D’aiH eurSGennare, jaloux de l’autorité du Duc le traversoit. Pour faciliter uu aC 'commodément le Duc d’Arcos se démit de la Viceroyauté & résigna toutesautorité à Don Juan d’Autriche (d).
Différend Tandis que cela se passoit L Naples, il y eut un différend entre le ^ àX ‘
(a) Contin. de Mezeray T. Xlll. p. 4-2. (c) Gîannonc ubì sup. Ch. 2.
(b) Mem. du Card. de Ruz T. I. p. (d) Le môme Ch. 3. Me m. du D slC
75,. Edit. d’Ainft. 1719. de Guise L. IlL