D’ï T A L I E. Liv. XXIV. C n. I. 589
lement de Paris & la Cour de Rome. M. Arnaud Docteur de Sorbonne Sectionavoit publié un Traité de la fréquente Communion , où il avoit mis entre ,autres propositions. que St Pierre £5? St. Pau! sont les deux chefs de Ï'E-glifr qui nen font qu un. Cette Doctrine fut mal reçue à Rome. Elle y dllui!Vafut condamnée par un Décret de l’Inquisition, & par une Bulle expres- 1/23 /«/-”se, que le Nonce fit imprimer & publier à Paris. Cette condamnation ?«’à nomdonna lieu à un Ecrit, intitulés Remarques fur un Décret de t Inquisition de tems -Rome , touchant l'autorité des Princes des Apôtres St. Pierre &. St. Paul.
Cet Ecrit, qui traitait assez mal la Cour de Rome & les Jésuites, fut Umem ul’qualifié de Libelle diffamatoire , & comme tei supprimé & défendu par Paris U i»une sentence du Châcelet, Cette condamnation avoit été faite en con Cour de R</ 'séquence d’un Mandement du Nonce, imprimé en France, de même que w 'le Décret & la Bulle , Mandement où le Nonce prenoit cette qualité partout k Royaume , ajoutant qu’il gardoit l’origtnal du Décret dans ses Ar-chives , & qu’il avoit reçu commandement de le faire imprimer & de ren-voyer à tous les Archevêques [f Evêques de fi Nonciature. Le Parlementfit grand bruit de cette affaire,il trouva qu’elle bleffoit les droits du Royau-me. Les Gens du Roi conclurent, que défenses feroienr faites à toutespersonnes d’imprimer, de publier & de débiter aucuns Brefs, Décrets ouBulles de Rome, fans Lettres Patentes du Roi enregistrées à la Cour. LeRoi & la Reine étoient à Compiegne. Le Roi, ou plutôt le Cardinal Ma-zarin, gagné par la Cour de Rome, écrivit une Lettre au Parlement, parlaquelle il lui enjoignoic de ne point délibérer fur cette affaire, jufqu’à sonretour à Paris. Le Parlement ne laissa pas de passer outre, & il fut or-donné; qu’il feroic fait défense aux Archevêques, aux Evêques, à leursVicaires & Officiaux, au Recteur & aux suppôts de l’Univeríité, de re-cevoir , de publier, ou d’exécuter les Décrets de l’Inquisition, ni autresBulles ou Brefs du Pape, à l’exception néanmoins de celles concernant lesprovisions des Bénéfices, & autres Expéditions ordinaires qui s'obtiennenten Cour de Rome, suivant les Ordonnances de l’Etat (a).
Don Juan d’Autriche ayant pris le gouvernement en main à Naples, pu- Suitedesaf.blia un Edit par lequel il invitoit les peuples à se procurer du repos, & en f aire s deleur accordant un grand nombre de grâces, leur promettoic encore une Na P les -amnistie générale. Cet Edit ne produisit aucun effet. Cependant le Duc l048,rie Guise & Gennare n’étoient nullement unis , à cause de la jalousie ducommandement, & le dernier souffroit impatiemment que le Duc s'attri-buât toute l’autorité. Don Juan chercha à profiter de la division, & selervit du Cardinal Filomar.ini, qui encra en négociation avec Gennare. Surces entrefaites , la Cour de Madrid ne jugeant pas à - propos que Don Juanoccupât la place de Vicero!, envoya ordre au Comte d’Ognate, Ambassa-deur à Rome, de se rendre incessamment à Naples pour y prendre posses-sion de la Viceroyauté. Le Comte obéit, & le premier de Mars 1648Don Juan lui remit le gouvernement entre les mains (ô).
En ce tems - là les affaires du Duc de Guise paroissoient être fur un pied Offres dutres-favorable. Les Espagnols pensaient même à se retirer, & Ci laFran- ^f pe ? uCe avoit soutenu le Duc, il y a de l’apparence que les Espagnols auraient
fcO^Contin. de Mezeray !. c . p. 473-4-8. (byGimnane ubi 5 up. Ch. 3.
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