5 ps HISTOIRE GENERALE
Secttoîi entrer dans -aucun détail, & fans qu’elle pût croire que la chose preíîat ; ds-Xl. f or te qu’elle ne lui répliqua rien, sachant qu’il ne pouvoir souffrir la moin*Hi/îMrs ^re contradiction. Mais peu de jours après lorsqu’on s’yattendoit le moins,puis Van I e Râpe fit la promotion en plein Consistoire, & déclara Astalli Cardinal de1613 jus la Maison Pamphile.. Le même jour qu’il lui donna le Bonnet, il l’envoyaqu'a v.Qire loger dans son Palais dé la Place Navonne, & lui assigna dis mille écus pourtims " son entretien, il permit même qu’on fit tirer le canon du Château St. Án-g e » pour donner plus de considération au nouveau Cardinal. Olympia,queson adoption avoir choquée, vint au Vatican toute e'plorée avec ses filles,pour faire de grandes plaintes au Pape. Tout ce fracas déplut au bon hom-me , qui, craignant d’avoir été surpris, commença de se repentir de cequ’il avoir fait. II y parut le jour qu’il donna le Chapeau à Astalli,comme celui-ci prenoit congé de lui pour aller faire ses visites au Sacré Col-lege, Allez, lui dit-il, nous ncsavons ce que nous avons fait. Les mauvaisoffices qu’on lui rendoit fesoient toujours plus d’impreffion fur l’efprit d’ín-nocent, & tout ce que Panzirollo put obtenir ce fut qu’il viendroit logesau Palais, où il fut obligé de l’entretenir à ses dépens pendant quinze jours,en lui donnant des gens pour le servir. Cependant Panzirollo sut néan-moins 11 bien ménager le Pape, qu’il accorda à Astalli dequoi faire hono-rablement la dépense de sa table & de sa Maison, plus de huit mille écusde rente en Bénéfices, vingt mille écus de fa charge de Clerc de la Cham-bre ; il le fit aussi déclarer Surintendant Générai de l’Etat Ecclésiastique &Légat d’Avignon (a). Pour achever parfaitement d’établir le Cardinal A-staîli, Panzirollo travailla à faire éloigner Dona Olympia.
Dìfinct Cette femme également hardie & ambitieuse étoit toute puissante surd'Olympia, j’esprit du Pape son beaufrere. Elle gouvernoit d’une façon absolue, rece-voir les placets, donnoit audience, ordonnoit des peines & des récompen-ses; elle fit de nouvelles loix, & abrogea celles des autres Papes. Elleétoit d’ailleurs d’une avarice extrême & vendoit au plus offrant les Char-ges Politiques & Ecclésiastiques, elle ne fefoit rien qu’à force d’argent ditle Cardinal de Retz (b). On- soupçonnoït un commerce criminel entre elle& le Pape. Pasquin & Marforio lâchoient continuellement des traits sorce sojet, & Innocent apprit de tous côtés, que la conduite d’Olympia l’eX*posoit au dernier mépris, < 3 c que ses familiarités avec elle le ren dolent odieux.Il résolut donc de l’éloigner. Les uns croient que cette disgrâce fut entiers& réelle ( c ), d’autres qu’elle ne fut qu’apparente (d). Le Pape, s’écant ré-concilié avec Camille & la Princesse de Rossane fa femme, íbulageoic lscruel ennui que l’on a toujours cru qu’il avoit del’éioignementd’Olympia»par des conversations assez fréquentes qu’il avoit avec la Princesse, qui quoi-que très-spirituelle, n’approchoit pas du génie de la Lignera, mais qui enrécompense étoit beaucoup plus jeune < 5 t plus belle (e). Le Cardinal Ástath& Panzirollo eurent pendant ce tems-!à du crédit, mais la mort de Pau:zirollo arrivée en 1651 changea bientôt la face des affaires.
(s) Primito Hiít. dc Mazarin T. II. L. (c) Prìorata I. c. p. 332.
III. p. 218 & siiiv. (d) Ms m. de Retz. 1 . c. p. 83 *
(b) Mem. du Lard. de Retz T. III. L. («- Le même,
IV. p. m. 84.