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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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5 ps HISTOIRE GENERALE

Secttoîi entrer dans -aucun détail, & fans quelle pût croire que la chose preíîat ; ds-Xl. f or te quelle ne lui répliqua rien, sachant quil ne pouvoir souffrir la moin*Hi/îMrs ^re contradiction. Mais peu de jours après lorsquon syattendoit le moins,puis Van I e Râpe fit la promotion en plein Consistoire, & déclara Astalli Cardinal de1613 jus la Maison Pamphile.. Le même jour quil lui donna le Bonnet, il lenvoyaqu'a v.Qire loger dans son Palais la Place Navonne, & lui assigna dis mille écus pourtims " son entretien, il permit même quon fit tirer le canon du Château St. Án-g e » pour donner plus de considération au nouveau Cardinal. Olympia,queson adoption avoir choquée, vint au Vatican toute e'plorée avec ses filles,pour faire de grandes plaintes au Pape. Tout ce fracas déplut au bon hom-me , qui, craignant davoir été surpris, commença de se repentir de cequil avoir fait. II y parut le jour quil donna le Chapeau à Astalli,comme celui-ci prenoit congé de lui pour aller faire ses visites au Sacré Col-lege, Allez, lui dit-il, nous ncsavons ce que nous avons fait. Les mauvaisoffices quon lui rendoit fesoient toujours plus dimpreffion fur lefprit dín-nocent, & tout ce que Panzirollo put obtenir ce fut quil viendroit logesau Palais, il fut obligé de lentretenir à ses dépens pendant quinze jours,en lui donnant des gens pour le servir. Cependant Panzirollo sut néan-moins 11 bien ménager le Pape, quil accorda à Astalli dequoi faire hono-rablement la dépense de sa table & de sa Maison, plus de huit mille écusde rente en Bénéfices, vingt mille écus de fa charge de Clerc de la Cham-bre ; il le fit aussi déclarer Surintendant Générai de lEtat Ecclésiastique &Légat dAvignon (a). Pour achever parfaitement détablir le Cardinal A-staîli, Panzirollo travailla à faire éloigner Dona Olympia.

Dìfinct Cette femme également hardie & ambitieuse étoit toute puissante surd'Olympia, jesprit du Pape son beaufrere. Elle gouvernoit dune façon absolue, rece-voir les placets, donnoit audience, ordonnoit des peines & des récompen-ses; elle fit de nouvelles loix, & abrogea celles des autres Papes. Elleétoit dailleurs dune avarice extrême & vendoit au plus offrant les Char-ges Politiques & Ecclésiastiques, elle ne fefoit rien quà force dargent ditle Cardinal de Retz (b). On- soupçonnoït un commerce criminel entre elle& le Pape. Pasquin & Marforio lâchoient continuellement des traits sorce sojet, & Innocent apprit de tous côtés, que la conduite dOlympia leX*posoit au dernier mépris, < 3 c que ses familiarités avec elle le ren dolent odieux.Il résolut donc de léloigner. Les uns croient que cette disgrâce fut entiers& réelle ( c ), dautres quelle ne fut quapparente (d). Le Pape, sécant ré-concilié avec Camille & la Princesse de Rossane fa femme, íbulageoic lscruel ennui que lon a toujours cru quil avoit deléioignementdOlympia»par des conversations assez fréquentes quil avoit avec la Princesse, qui quoi-que très-spirituelle, napprochoit pas du génie de la Lignera, mais qui enrécompense étoit beaucoup plus jeune < 5 t plus belle (e). Le Cardinal Ástath& Panzirollo eurent pendant ce tems-!à du crédit, mais la mort de Pau:zirollo arrivée en 1651 changea bientôt la face des affaires.

(s) Primito Hiít. dc Mazarin T. II. L. (c) Prìorata I. c. p. 332.

III. p. 218 & siiiv. (d) Ms m. de Retz. 1 . c. p. 83 *

(b) Mem. du Lard. de Retz T. III. L. («- Le même,

IV. p. m. 84.