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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D I T A L T E. L iv. XXIV. C h. I.

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Ce fut pendant la faveur de la Princesse de Rossane, que le Cardinal de Section -Retz obtint le Chapeau. Elle étoit de la maison des Aldobrandins, avec XI *laquelle celle de Gondi avoit eu beaucoup dalliances en Italie (a), de fortequelle seconda dabord Paczirollo. C Archevêque ayant envoyé en ióji depuis l'mP Abbé Châtier à Rome pour solliciter sa promotion, trouva Panzirolio 1623 jus-mort, mais la Princesse le favorisa & lui donna des avis fi utiles, que M. ?«« notrede Retz fut fait Cardinal en 1652, quoique la Cour de France le traversât temSfsous main (b). L'Ardu.

Les bornes que nous devons nous prescrire, ne nous permettent pas den- vêpue detrer dans le détail de ce qui concerne le Jansénisme. II suffira de dire que fu saitla dispute sur les matières de la grâce étoit plus animée que jamais. Laf CardtmLfaire fut portée à Rome, & par les intrigues des Jésuites le Pape publia le }iulle díl

5 r de Mai 1653 une Bulle par laquelle il condamna les cinq propositions de P a P^ c0 "- tr ^Jansenius (r). Ce quil y a de singulier, cest quínnocent nentendoit rien p 0 r lt ionu

à la matière. M. de Saint-Amour ayant voulu lui faire lire un petit Ecrit / 1ìUe refusa, pareequi! en faudroit voir dautres,& lui dit que daííleurs cepétoit pas fa profession, quil étoit vieux & navoit point étudié enfhéologie (d). Malgré la publication de fa bulle, lorsque les^DéputésFrançois qui étoient pour la doctrine Janséniste prirent congé de lui,il leurdit, quil navoit point condamné la doctrine de St. Augustin, ni de St»

Thomas , & le point de la Grâce efficace par elle-même, laissant ce point

6 cette controverse en létat quavoient fait Clément VIII. & Paul V. (e).

Ne pourroit-on pas demander, si le Pape est infaillible, à quoi sert son

infaillibilité ?

La même année que le Coadjuteur de Paris eut reçu Ihonneur de la pour- innocent-pre , la Cour le soupçonnant dêtre dintelligence avec le Duc dOrléans, menacechercha à léloigner. M. de Servien lui fit de la part du Roi des offres s u î e£ deîrès-avantageuses pour aller passer trois ans à Rome, chargé des affair ^cardinaljk France (/). Le Cardinal ne jugea pas à-propos de les accepter, ôi Retz.j? 19 de Décembre 1652, il fut arrêté au Louvre & conduit à Vincennes. 1053,!e lendemain lAbbé Charier partit pour Rome, il trouva le Pa-P e irrité jufquà la fureur, & fur le point de lancer la foudre fur les au-teurs de la prison cu Cardinal. II sen expliqua avec un très-grand res-sentiment à lAmbassadeur de France & il envoya un Nonce extraordi-naire pour obtenir la liberté de M. de Retz. Mais le Roi défendit auNonce de passer Lyon. Le Pape craignit de compromettre son autorité,mais il dit à lAbbé Charier, âonnez-mai une armée , & je vous donneraiLégat (g). Cependant le Cardinal Mazarin , qui étoit de retour à^ris, sor les avis quil avoit de Rome, & fur lémotion des esprits qui.Cr oissoit, touchant la prison de M. de Retz, feignit de lui vouloir pro-curer la liberté, & íe servit de Bagni, Nonce en France , pour lui pro-poser avec sa liberté de grands avantages, en cas quíl voulut donner fa»mûffion de la Coadjutorerie de Paris. Le Cardinal, qui avoit été averti, fie

(«) Le même T. II. L. III. p. m. 126.(b) Le même T. III. L. IV. p. m. 84 86-(<0 Hiíl. Gen, du Jansénisme T. II. p.3î8 & suiv.

GO Le même, T. I. p. 447»

(T) La-même, T II. p 147;

(/; Mein. de Retz T. III. L. IV. ?- iîK272.

(§) Le même, p. 252.