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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D’ I T A L I E. Lïv. XXIV. Cir. I. 597

de grandeur, avec beaucoup plus d’abattement que de joie (a). Dès le Sectxohlendemain, il fit apporter son cercueil sous son lit ( 5 ); il continua de jeû*ner deux fois la semaine, comme il avoit fait étant Cardinal, ne couchant d'itaìie de-que sur une dure paillasse ou sur des planches avec un oreiller de pierre, fuis l’anSon ordinaire étoit de quelques viandes communes , assaisonnées de cen- 1<52 3 M-dres (c). Le lendemain de son élection, il repoussa rudement Dona O- mnlympia, qui l’étoit venu féliciter, & lui dit, qu’il n’étoit pas de la bien* tems 'séance qu’une femme mit le pied dans le Palais du Chef de l’Eglise. IIdéfendit aussi à ses parens de venir à Rome fans fa permission (d). lotî-tes ces apparences de modestie, n’étoient vraisemblablementqu’hypocri-sie toute pure. Au moins y a-t-il quelque lieu de le penser, à la ma-niéré dont il exhorta le Cardinal de Retz à soutenir sa dignité par lefaste, après qu’il seroit sorti du Conclave (s). Ajoutez ce que nous apprendJoli (/), que le Saint Pere ne laissoit pas de s’occuper jusqu’à la bagatelle detout ce qui étoit du faste & de l’éclat, s’étant fait faire des habits, des meu-bles & des équipages magnifiques, avec des carosses & des livrées plus so„perbes que tous ses prédécesseurs. II n’épargna rien pour satisfaire sonluxe dans les plus petites choses, jusqu’à ses pantouffles qui reyenoient àplus de cinquante écus. D’ailleurs il fit paroitre un esprit de minutie, quine donne pas grande idée de son génie. Le Cardinal de Retz en rapportequelques traits. Un jour que Chigi lui parloit des études de fa jeunesse ,illui dit qu’il avoit été deux ans à écrire de la même plume (g). Deux joursaprès son élection, il donna un habit particulier aux Caudataires des Car-dinaux, & le lendemain, il défendit aux Cardinaux de porter le deuil, aumoins en leurs personnes, même de leurs peres. Le Cavalier Bernin remar-qua deux ou trois jours après, que le Pape n’avoit observé dans une statuequ’il lui fesoit voir,qu’une petite frange qui étoit au bas de la robbe de ce-lui qu’elle représentoit (h). Surquoi M. de Retz fait unç réflexion bienfondée, que les grands hommes peuvent avoir de grands fossiles,-mais qu’ily en a dont ils ne sont pas susceptibles, & qu’on ne voit point qu’ils ayententamé un grand emploi par des bagatelles. On peut voir ailleurs encore(ij des preuves de cette petitesse d’esprit d’Alexandre VILCe fut en ce tems-là que le Duc de Modene épousa une des nieces du n donne uCardinal Mazarin. On crut que le principal dessein étoit de faire peur au PalliutnPape, & de lui faire sentir que par cette alliance, on pourroit dans un be* a J l Car ^inatsoin porter la guerre jusques dans l’Etat Ecclésiastique, en cas que le Papeprît trop d’intérêt dans les affaires du Cardinal de Retz (£). Mais ce Pré- geTsar.™'lat, par le conseil du Cardinal Azzolin, prévint Je mauvais effet que cela égard.pouvoit produire. II demanda dans le premier Consistoire le Pallìum de l’Ar-chevêché de Paris, avant qu’on eut seulement fait réflexion , qu’il pensâtà le demander, & le Pape le lui donna naturellement, & sans y faire lui-

(а) Mein. de Retz T. III. L. V.p. 388,389.

(б) Le même p. 393.

, (c) Sindicat d’Alexandre VII. p. 37 &iuiv.

00 B ay le 1. c. dans le texte de l’Article.

(e) Mem. de Retz uii sut. p. a o?. 306.

(f) Mem. de Joli T. 11. p. 132, i33*

(g) Mem. de Retz 1. c. p. 375.

00 Le même, p. 398.

(») Le même, p. 416, 417*

(k) Mem. de Joli ubiJus. ?- *47*

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