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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D ! I T A L I E. Liv. XXíV. Cir. I. ôòjy.

En efFet ce Pontife leur donna dabord des preuves de son zeíe & de Secticnsa générosité ; il leur envoya les galères de l'Eglise & de Malthe aux ordres _ XI.du Commandeur Rofpigliosi son neveu. Après le Traité dAix-la* Chapelle,le Roi de France leur donna de largent, avec la permission de lever dans puisi'm *son royaume les soldats & les Officiers dont ils auroient besoin. LEmpe-1623 juf-reur fit passer à Venise un corps de trois mille hommes & les Etats dItalie notrtfournirent des hommes & de sargent. Le Pape fit armer toutes ses gaîeres , tems -commanda encore à celles de Malthe de se tenir prêtes, & donna de lar-gent & des munitions. II fit plus, pour donner à la République de nou- dôme duveaux secours, il ordonna la suppression de trois Congrégations régulières, secours auxcelle de 8. George dAléga, celle des Jéfuates & celle de Sainte-Marie des Fïœ'tw.Grâces,afin que les biens quelles possédoient dans lEtat Vénitien, vendusà lenchere fussent emploiés aux fraix de la guerre. Clément IX. fit bienvoir dans cette occasion, combien fi étoit généreux. Les Prélats de laCour Romaine lui conseilleront de profiter de la circonstance pour engagerle Sénat à révoquer la loi qui interdisoit les acquisitions nouvelles au ClergéVénitien ; mais le Sénat ayant déclaré quii renonceroit à tout plutôt q Uede donner atteinte à une loi si salutaire,Clément ne crut pas devoir sarrê-ter à cette difficulté. Les. trois Congrégations dont nous venons de parlerfurent supprimées, à condition que leurs biens ne sercient vendus qu'àdes Ecclésiastiques. La République tira de cette vente un million de ducats,

Quant aux Monastères de ces Congrégations, situés hors de lErat, de Ve-nise , le Pape appliqua le produit de leurs biens à la construction de la nou-velle Basilique de Sainte Marie-Majeure (a). On prétend néanmoins, quele Pape sentit & témoigna tout le reste de sa vie plusieurs fois des scrupu-les fur cette sécularisation.

Les disputes du Jansénisme écoient plus vives que jamais. Plusieurs Eve- Paix entrtqnes' refusaient la signature pure & simple du Formulaire. On trouva un le ? 3 F*nsé.expédient, auquel les Evêques se prêterent, qui nétoit quun changement &, les

dans la forme. Us en rendirent compte au Pape par une Lettre concertée eSr

avec le Nonce, qui fans exposer rien qui ne fût exactement vrai, ména-geoit, autant quii étoit possible, la délicatesse de la Cour de Rome. Enréponse à cette Lettre , le Pape leur écrivit quil étoit content deux. LeRoi, qui avoit souhaité le succès de cette négociation, nattendit que laLettre du Pape,pour déclarer par un arrêt du Conseil du 23 Octobre 1668,que le Pape étant content, il létoit aussi, défendant à ses sujets de satta-quer & de fe provoquer par des noms de Parti, & décrire davantage furles matières contestées (b).

La Cour de Rome eut auíìi quelques embarras à loccasion de la déposi- Affaires a-tion dAlfonse VI. Roi de Portugal, & du mariage de Don Pedre frerede î h Cour-ez Prince avec la femme. Mais nous ne nous y étendrons point, pareequon de Poríu "en trouve le détail dans lHistoire de Portugal (c). ga *

Tous les foins du Pape pour secourir Candie ne purent empêcher cette Mort dePlace de tomber entre les mains des Turcs. Le chagrin quii en eut lui Clément

(a) Hist. de Venise ubisup. p, 43. Co, 227-263.

73 . 74 - te) Hist. Univ. T. XXIX. ou Hist-Univ.

U>) Hist. Gen. du Jansen. T. III. p. Mod. T, XV. L. XXII. Ch- H. Lee. g,