D ! I T A L I E. Liv. XXíV. Cir. I. ôòjy.
En efFet ce Pontife leur donna d’abord des preuves de son zeíe & de Secticnsa générosité ; il leur envoya les galères de l'Eglise & de Malthe aux ordres _ XI.du Commandeur Rofpigliosi son neveu. Après le Traité d’Aix-la* Chapelle,le Roi de France leur donna de l’argent, avec la permission de lever dans puisi'm *son royaume les soldats & les Officiers dont ils auroient besoin. L’Empe-1623 juf-reur fit passer à Venise un corps de trois mille hommes & les Etats d’Italie notrtfournirent des hommes & de sargent. Le Pape fit armer toutes ses gaîeres , tems -commanda encore à celles de Malthe de se tenir prêtes, & donna de l’ar-gent & des munitions. II fit plus, pour donner à la République de nou- dôme duveaux secours, il ordonna la suppression de trois Congrégations régulières, secours auxcelle de 8. George d’Aléga, celle des Jéfuates & celle de Sainte-Marie des Fïœ'tw.Grâces,afin que les biens qu’elles possédoient dans l’Etat Vénitien, vendusà l’enchere fussent emploiés aux fraix de la guerre. Clément IX. fit bienvoir dans cette occasion, combien fi étoit généreux. Les Prélats de laCour Romaine lui conseilleront de profiter de la circonstance pour engagerle Sénat à révoquer la loi qui interdisoit les acquisitions nouvelles au ClergéVénitien ; mais le Sénat ayant déclaré qu’ii renonceroit à tout plutôt q Uede donner atteinte à une loi si salutaire,Clément ne crut pas devoir s’arrê-ter à cette difficulté. Les. trois Congrégations dont nous venons de parlerfurent supprimées, à condition que leurs biens ne sercient vendus qu'àdes Ecclésiastiques. La République tira de cette vente un million de ducats,
Quant aux Monastères de ces Congrégations, situés hors de l’Erat, de Ve-nise , le Pape appliqua le produit de leurs biens à la construction de la nou-velle Basilique de Sainte Marie-Majeure (a). On prétend néanmoins, quele Pape sentit & témoigna tout le reste de sa vie plusieurs fois des scrupu-les fur cette sécularisation.
Les disputes du Jansénisme écoient plus vives que jamais. Plusieurs Eve- Paix entrtqnes' refusaient la signature pure & simple du Formulaire. On trouva un le ? 3 F*nsé.expédient, auquel les Evêques se prêterent, qui n’étoit qu’un changement &, les
dans la forme. Us en rendirent compte au Pape par une Lettre concertée eSr
avec le Nonce, qui fans exposer rien qui ne fût exactement vrai, ména-geoit, autant qu’ii étoit possible, la délicatesse de la Cour de Rome. Enréponse à cette Lettre , le Pape leur écrivit qu’il étoit content d’eux. LeRoi, qui avoit souhaité le succès de cette négociation, n’attendit que laLettre du Pape,pour déclarer par un arrêt du Conseil du 23 Octobre 1668,que le Pape étant content, il l’étoit aussi, défendant à ses sujets de s’atta-quer & de fe provoquer par des noms de Parti, & d’écrire davantage furles matières contestées (b).
La Cour de Rome eut auíìi quelques embarras à l’occasion de la déposi- Affaires a-tion d’Alfonse VI. Roi de Portugal, & du mariage de Don Pedre frerede î h Cour-ez Prince avec la femme. Mais nous ne nous y étendrons point, pareequ’on de Poríu "en trouve le détail dans l’Histoire de Portugal (c). ga *
Tous les foins du Pape pour secourir Candie ne purent empêcher cette Mort dePlace de tomber entre les mains des Turcs. Le chagrin qu’ii en eut lui Clément
(a) Hist. de Venise ubisup. p, 43. Co, 227-263.
73 . 74 - te) Hist. Univ. T. XXIX. ou Hist-Univ.
U>) Hist. Gen. du Jansen. T. III. p. Mod. T, XV. L. XXII. Ch- H. Lee. g,