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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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<5oS HISTOIRE GENERALE

Secttc::? à certains Prélats, qui bien que capables ne laissoient pas dattirer laXL haine de la Cour , qui ne pouvait souffrir leur abord méprisant, leurs^Italie*de m ^ nes austères, & leurs visages refrognés. Dailleurs, la trop grande in-puîs lan dulgence quil avoit pour ses Ministres, autorisait la hardiesse quils pre-J623 M- noient dans tout ce que leur caprice se proposait dexécuter , & cettefuà mtre extr éme bonté laissait encore aux Cardinaux & aux Barons Romains latems liberté presque absolue de faire impunément tout ce qui leur plaisait, leplus souvent avec de cruelles injustices. Ce qui fesoít surtout grand tortau Pape, cétoit le pouvoir que sétoit acquis sur son esprit le Cardinal Chigi,à légard duquel il poussoir la reconnaissance trop loin, se livrant tout entierà ce Cardinal, qui le laissoit adroitement samuser à de petits foins super-ficiels, pendant quil disposait de tout le reste à son gré, & écoit le canalde toutes les grâces Ça).

Sa modéra - Jamais Pape ne donna moins dans le Népotisme que Clément IX. II ne

tien à lé- laissoit pas davoir un assez grand nombre de parens (b), mais il ne paraitVwe* Point quil ait fait grand chose en leur faveur, sinon quil donna le Cha-J mm ' p eau Cardinal à un de ses neveux, & quil nomma un autre, qui étoitChevalier de Malthe, Général des galères. Dailleurs il les laissa dans unefortune médiocre, fans prévoir quils ne pourraient se soutenir après famort. II pouvoit dautant mieux faire du bien à fa famille, quil avoit lui-même des biens, entierement séparés de ceux de lEglise, dont il pouvoitdisposer en faveur de ses proches. Ceux-ci de leur côté négligeaient de sefaire des créatures & des amis. Cependant après avoir balancé entre di-verses alliances quon proposait pour un autre de ses neveux (c), il se dé-termina à lui faire épauler une Palavicini de Genes, une des plus richesdémoisclles dItalie.

Louis XIV. avoit déclaré la guerre à lEspagne pour les droits quil pre-tendait que la Reine avoit fur la Flandre. Le Pape délirait ardemmentde rétablir la paix entre les deux Couronnes. Aussitôt quil fut élu, il écri-vit à lAbbé Rospiglioíì son neveu, qui résidoit à Bruxelles en qualitédínternonce,- de passer en France avant que de venir à Rome, afin den-gager par cette déférence le Roi à faire la paix. Les deux Couronnesaccepterent la médiation du Pape. Sur ces entrefaites Louis XIV. s'eM-para de la Franche Comté au commencement de lannée 1668. La con-clusion de la Triple Alliance entre lAngleterre, la Suede & la Hollande»engagea ce Prince à se prêter à la paix. On tint un Congrès à Ai x 'la-Chapeile, le Pape envoya en qualité de Nonce Bargellini, auq u ^*on fait honneur du Traité qui y fut conclu. Mais si lon en croit M*de Voltaire ( â) , ce Nonce fut un fantôme dArbitre , entre des fa 1 )'tomes de Plénipotentiaires. Tout se traitait à St. Germain par le mi-nistère de van Beuning, Ambassadeur des Provinces-Unies. Ce qui avoitété accordé en secret par lui, étoit envoyé à Aix-la Chapelle, pour êtresigné avec appareil par les Ministres assemblés au Congrès. Cela nem*pêche pourtant point, quon ne doive louer les bonnes intentions du P a P e fqui travaillait à la paix, pour procurer du secours aux Vénitiens.

faix<V Aix-la-Chapclle.I«68.

(a) La mêine p. 94-103.

(S) Voyez leurs Caractères dans la mêmep. 110-141.

(c) La même, p. 126-130.

(d) Sìecle de Louis XIV. Ch. 8 .