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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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SectionXI.HistoirerfItalie

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Brouillerie

626 HISTOIRE GENERALE

fermeté inébranlable. Louis XÍV.avoit menacé inutilement. On fit diversespropositions daccommodement fans succès. Enfin les Evêques lassés denêtre nommés que par le Roi, & de fe voir fans fonctions, demandèrent. à la Cour de France, la permission dappaiser celle de Rome. Le Roi,

1 Tn ss dont la fermeté étoit fatiguée le permit. Chacun deux écrivit séparément,quà notre qu 'il étoit douloureusement affligé des procédés de î Assemblés de 1682 , &ten«. déclare dans fa Lettre, quil ne reçoit point comme décidé, ce quon y 3

-décidé, ni comme ordonné, ce quon y a ordonné. Innocent XII. fe con-

tenta de cette démarche. ,, Les quatre propositions nen furent pas moinsRome. enseignées en France de tems en tems. Mais ces armes fe rouillèrent,

quand on ne combattit plus ; à la dispute resta couverte dun voile,sans être décidée, comme il arrive presque toujours dans un Etat, q®na pas fur les matières des principes invariables & reconnus. Ainsi,tantôt on séleve contre Rome, tantôt on lui cede, suivant les conjonc- tures, & suivant les caractères de ceux qui gouvernent, & les intérêts particuliers de ceux par qui ils font gouvernés (a).

Le Pape fe brouilla aussi avec lEmpereur, au sujet de quelques Fiefs,entrelEm- situés dans lEtat Ecclésiastique, qui relevoient naturellement de lEmpire.penur £?ie Le Comte de Martinitz, Ambassadeur de Léopold à Rome, fit afficher unOrdre, par lequel il sommoit les possesseurs de ces Fiefs ou ceux qui yprétendoient, à en faire hommage à lEmpereur. Innocent XII. regardacette démarche comme une atteinte à son autorité & à ses droits ; il or-donna au Cardinal Altieri, comme Camerlingue de faire afficher publique-ment un autre Edit, par lequel, avec la feule raison de lAutorité Souveraine,il déclaroit réunis au Fisc de lEglife, tous les Fiefs qui pourroient être dansses Etats. Ce démêlé donna lieu à une infinité dEcrits Satiriques de part& dautre, & les choses en seroient venues aux dernieres extrémités, silEmpereur navoit pas rappeîlé le Comte de Martinite. Comme le l J a^ eétoit tout dévoué à la France, Léopold appréhenda quil ne sc déclarâtouvertement en faveur de cette couronne. II envoya le Comte de Law-berg à Rome, qui parut moins ferme que son prédécesseur ( b ). Cela nem-pêcha point le Pape de faire tout ce qui dépendoit de lui pour obliger lE®pereur à faire la paix avec Louis XIV. en ne lui accordant aucun secours.Et avec la II nétoit pas en meilleure intelligence avec la Cour dEspagne. Dabordc»ur d'Es- au sujet de línquisition dans le royaume de Naples. Malgré tous les effort*^gne. q Uon avoit faits pour y établir ce tribunal, les Napolitains navoient ja-mais voulu ladmettre. Ils ne laissoient pas dêtre en quelque façon expose*à ses rigueurs, pareeqne lInquisition de Rome envoyoit des Commissaires,qui se rendoient fort odieux par leurs procédures. On sétoit déja plaintdiverses fois de ces Délégués. En 1691 les Inquisiteurs de Rome envo*yerent ouvertement un Commissaire pour sévir contre ceux qui suivoie nCla nouvelle Philosophie de Descartes. Ce Prélat sen acquitta avec tan cde sévérité ; que les Députés chargés de veiller fur le Saint Office repre-scnterent au viceroi, que la ville souhaitoic ardemment de navoir p' u *aucun Inquisiteur, pas même avec un pouvoir borné, quelle demandoique les affaires de religion fustène réglées par les voies ordinaires & P ar e *

(a) Siecle de Louis XIV. ubisup, (b) Hist. des Papes T. V. p. 4°4*