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Je 8 de Septembre 1713 la Constitution Unigenitus, qui condamnoit le Li- Sectionvre du P. Quesnel 6 c cent - une Propositions qui en font extraites , par Xi -vingt-quatre ou vingt-cinq qualifications, dont Clément ne fefoit l’àppli- jWf e ,cation à aucune Proposition particulière. Presque toute la France fe sou- pu isPanleva contre cette Bulle; ce qui n’empêcha point, que dans une nombreuse 1623 jus-Assemblée du Clergé, quarante Evêques ne l’acceptassent purement 6 c qu’à notreplement, quoiqu’en même tems ils y donnassent des explications par une tí ” îs *Instruction Pastorale. Mais le Cardinal de Noailles & sept autres Evêques ~ '
qui se joignirent à lui refusèrent d’accepter la Constitution jusqu’à ce quele Pape fe fût expliqué dune maniéré à mettre entierement à couvert laDoctrine, la Discipline , la Morale, la Liberté des Ecoles, le droit desEvêques 6 c les Libertés de l’Eglise Gallicane. Ces Prélats écrivirent uneLettre au Roi pour lui rendre compte de leur conduite, & lui envoye-rent en même tems celle qu’ils avoient dessein d’écrire au Pape. Le Roiempêcha que la Lettre ne parut, renvoya les Evêques dans leurs Diocèses& défendit au Cardinal de paroitre à la Cour. Le 14 de Fevrier 171^ ’
Louis XIV. donna des Lettres Patentes pour faire recevoir àc exécuter laBulle dans tout son Royaume. La Sorbonne fut contrainte par Lettre deCachet de l'accepter , bien que la pluralité des suffrages ne fût pas pourelle. Le Parlement l’enrégistra avec les restrictions ordinaires. On parlad’assembler un Concile National pour terminer l’efpece de Schisme que cau-soit cette grande contestation, ou pour mieux dire pour déposer M. deNoailles, dont le P. le Tellier vouloit se venger. Pour préparer ce Con*cile, on détermina le Roi à faire enrégistrer au Parlement une Déclaration,par laquelle tout Evêque qui n’auroit pas reçu la Bulle purement & simple-ment, feroit tenu d’y souscrire, ou qu’il seroit poursuivi à la requête duProcureur Général, comme rebelle. Le Procureur Général D’Aguesseau,plus versé dans les loix du Royaume que le Chancelier Voisin , qui avoitdressé cet Edit, refusa absolument de se charger de cette Piece, & le pre-mier Président en remontra les conséquences au Roi. Ce Prince résolutnéanmoins de la porter lui - même au Parlement le 20 d’Août. II devoit ,dit-on, casser le Procureur Général, & faire exercer cette charge parl'Avocat Général Chauvelin; il devoit ensuite prononcer l'arrêt d’enrégis-trement, fans que personne eût osé entreprendre de s’y opposer. Les Let-tres de cachet pour faire arrêter le Cardinal de Noailles étoient toutesprêtes, & l’on devoit conduire ce Prélat fous bonne garde à Pierre-Én-cise. Mais ce projet fut déconcerté par la maladie du Roi, qui mourutenfin le premier de Septembre 1715 (a).
Les affaires changèrent alors de face. Le Duc d’Orîéans devenu Régent Suite decet*exila le P. le Tellier & forma un Conseil de Conscience, dont le Cardinal tede Noaijles fut le Président. Le Pape en fut fort allarmé, & dans le Brefqu’il écrivit au Duc Régent, en réponse à la Lettre qu’il en avoit reçue,il ne put s’empêcher, après les premiers complimens, de soulager son res-sentiment contre le Cardinal par plusieurs termes assez durs. Pour ne pasinterrompre le fil de cette affaire, nous en donnerons ici la fuite jusqu’à lamort de Clément XI. pour reprendre après cela ce qui regarde le reste de son
s) Siecle de Louis XIV. I. c. Cont. de Mezeray ubi sup. p. 508 - 537 *
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