644 HISTOIRE GENERALE
Skctioh me de Sicile ; maison lui accordoit tour ce qu’il pouvoir prétendre fur Ïe 3 ;
XI. successions éventuelles des Duché* de Parme & de Toscane. L’Empereuriïítalie s’obligeoit, lorsque ces successions seroient ouvertes, d’en donner l’inves *depuis ! l'an titure aux enfans de la Reine d’Espagne, à qui elles échéerroient. Enfin1623 jus- on stipuloit que le Duc de Savoye rendroit la Sicile à l’Empereur, & qu’enqu’à notre échange on lui feroit céder le royaume & l’isie de Sardaigne par l’Espa»UmS ’ gne. Le Duc de Savoye accéda bientôt à ce Traité. L’Espagne le re-jetta tant que le Cardinal Alberoni fut à la tête des affaires. Mais ce Mi»niílre aiant reçu ordre de sortir d’Espagne au commencement de 1720 9le Roi d’Espagne accéda à la Quadruple alliance, & on convint d’assera*bler un Congrès à Cambrai pour terminer tous les différends. En con-séquence de succession du Roi d’Espagne, les Impériaux remirent au moisd’Áoût la Sardaigne au Duc de Savoye, en échange de la Sicile. Cepen-dant le Congrès de Cambrai traîna en longueur. A la vérité les Ministresdes Puissances intéressées s’y rendirent, mais fans rien faire d’essentiel. Lesarrangemens faits au sujet des Duchés de Parme & de Plaisance déplaisoientfort au Pape, parcequ’il les regardoit comme contraires aux droits du Siégéde Rome. L’Empereur aiant obtenu à la diete de Ratisbonne l’approba-tion & le consentement de l’Empire sur cet article, le Pape écrivit desBrefs circulaires 3 l’Empereur & aux Princes de l’Empire pour s’en plain-dre. Le Cardinal Spinola, en remettant aux Ministres des Eleòìeurs lesBrefs qui étoient pour leurs Maîtres, les chargea au nom du Pape deleur représenter de sa part, le préjudice infini que recevoir le Saint Siégépar l’approbation & le consentement que la Diete de l’Empire venoit dedonner à l’acte d’investiture que l’Espagne avoir demandé à l’Empereurpour les Etats de Parme A de Plaisance, comme si S. M. I. étoit le Sei-gneur direct de ces Etats, & qu’ils ne fussent pas un Fief immédiat duSaint.Siégé. Le Pape exhortoit donc l’Empereur à renoncer à ce droitd’investiture, pour ne pas encourir l’indignation de fa Sainteté & le cour-roux du ciel. Innocent XIII. adressa aussi à tous les Evêques & à tous lesEtats Catholiques un B ses fur ce sujet. Enfin il fit faire, le premier d’Avril1723, entre les mains du Magistrat de Cambrai, parle ministère de l’AbbeRota, Auditeur de son Nonce Massei en France, une protestation contretout ce qui pourroit être fait au Congrès indiqué dans cette ville , aupréjudice des droits du Saint Siégé au sujet de l’investiture éventuelle deParme & de Plaisance accordée à l’Infant Don Carlos.
Affaire du Le Cardinal Alberoni, après fa disgrâce, avoir eu à essuier des persécu-Cardinal^ t i 0 ns de la part de Clément XI. qui étoit fort animé contre lui ; on l’accu-‘ 4 U miiié\ ffà de plusieurs crimes, & on fit des informations contre lui. Mais cette^1723.' assure traîna jusqu’en 1728 , que le Pape Innocent XIII. jugea à -proposde la terminer en faveur du Cardinal. Le 20 de Décembre, le Saint P® -re tint un Consistoire, où il fit faire la lecture d’un Bref, qui conten° lCen substance qu’on avoir accusé le Cardinal Alberoni de plusieurs crimesauprès de Clément XI. qui, de l’avis d’une Congrégation , avoit envoyéune commission à l’Archevêque de Tolède, pour informer contre lui. Q uClément XI. étant mort avant que les informations eussent été envoyees,les Cardinaux avoient appellé le Cardinal Alberoni au Conclave, & q u aiandemandé de demeurer à Rome après le Conclave, il y avoit vécu avec un