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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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DI T A L I E, Lnr. XXIV. Cn. I. 647

Le Cardinal de Noaiiles, que la conformité dinclinations & de carac- Sectiontere avoit lié avec Je Cardinal des Ursins depuis longtems, lui écrivit dès- XI.quil eut appris son exaltation pour laísurer de son obéissance , & j u i r g.présenter la nécessité de penser efficacement à pacifier les troubles de lE- de^ui vglise. Le Pape lui répondit dune façon affectueuse, ce qui lia une nés:o- 1623 juciacion avec la Cour de Rome pour terminer laffaire de la Constitution ?<* *»tr«Le Cardinal de Nouilles offrit de déclarer, quil recevoit la constitution de temsla même maniéré que le Pape, & demanda en même teros que Benoit pré*

vint labus quon en fesoit. Ce Pontife sengagea d'approuver solemnel'e- SduCarment douze articles, qui renfermoient tous les points, que le Cardinal ex dînai deposoìt dans une Lettre d u premier dOctobre 1724, La doctrine de St. ààAugustin y étoit exposée avec beaucoup de ménagement, mais ils étoient ves lt F *-fort contraires aux sentimens des Molinistes & au sens naturel de la Consti-tution. Le projet de la publication des douze Articles alíarma les Jésuites& les Prélats de France de leur parti. Ces Prélats écrivirent vivement auxCardinaux, & ceux-ci firent des oppositions si fortes au dessein du P a p equil n osa exécuter ce quil avoit résolu, & ce quil avoit promis au Car-dinal de Noaiiles ; desorte que laffaìre fut rompue.

La veille de Noël le Pape fit la cérémonie d'ouvrir la porte sainte, à Jubilé diloccasion du Jubilé, qui devoit être ouvert le premier de Janvier 1725. 1725.

Ce fut au commencement de cette même année, que l'Empereur consen- KtJUtutimtìt de restituer au Saint Siégé Comacchio, en l état elle étoit, purement Pmac-& simplement ; sans aucune réserve. Le Pape de son côté consentit à la c l l * u aulevée de certaines Décimes fur le Clergé des Etats héréditaires, à condi- ' ^ 'lion de les emploier à la réparation des Places de Hongrie, qui étoient lesplus exposées aux insultes des Turcs. Outre cela la Chambre Apostoliquecédoit à lEmpereur certaine dette, & le Pape lui accordoit le passage parlEtat Ecclésiastique pour les troupes impériales, qui dévoient passer dansle royaume de Naples.

Les affaires politiques changèrent un peu de face en ce tems-. Aussitôt Traités deque le Roi dEspagne eut appris que la Cour de France avoit résolu de js inne >&renvoier linfame , il rapptlla les Plénipotentiaires quil avoir au Congrès de ^'-Hanovre.Cambrai, qui fut ainsi rompu, les intérêts de ce Prince en fesant le principalobjet, & il chargea le Baron de Ripperda son Ministre à Vienne de ter-miner avec lEmpereur, sans la médiation daucune Puissance. En consé-quence, on conclut à Vienne quatre Traités, le 30 dAvril,un avec lEm-pjre, & trois avec lEmpereur, dont nous ne dirons que ce qui est relatifá litalie. Par le premier, le Corps Germanique, au moyen des renoncia-tions faites par le Roi d Espagne, consent aux droits héréditaires des Etatsde Toscane, Parme & Plaisance, accordés à lInfant Don Carlos. Le Trai- de Paix conclu avec lEmpereur, ce de aussi cette succession à Tínfant.

Et il y eut un autre Traité daliiance définitive entre Jes deux Puissances*par lequel elles se promettoient des secours réciproques, en cas que Juneou lautré fût attaquée. Ces Traités donnerent lieu à celui de Hanovre,signé le 3 de Septembre, entre la France,!'Angleterre <Stle Roi de Prusse,auquel les Etats Généraux accédèrent Tannée suivante. Par ce Traité lesPuissances contractantes se proposoient de sopposer aux desseins cachésquepouvoienc avoir les Espagnols. Les Traités conclus entre TEmpire,

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