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•Le Cardinal de Noaiiles, que la conformité d’inclinations & de carac- Sectiontere avoit lié avec Je Cardinal des Ursins depuis longtems, lui écrivit dès- XI.qu’il eut appris son exaltation pour l’aísurer de son obéissance , & j u i r g.présenter la nécessité de penser efficacement à pacifier les troubles de l’E- de^ui™ vglise. Le Pape lui répondit d’une façon affectueuse, ce qui lia une nés:o- 1623 ju™ciacion avec la Cour de Rome pour terminer l’affaire de la Constitution ?“’<* *»tr«Le Cardinal de Nouilles offrit de déclarer, qu’il recevoit la constitution de tems ‘la même maniéré que le Pape, & demanda en même teros que Benoit pré* ”
vint l’abus qu’on en fesoit. Ce Pontife s’engagea d'approuver solemnel'e- SduCarment douze articles, qui renfermoient tous les points, que le Cardinal ex dînai deposoìt dans une Lettre d u premier d’Octobre 1724, La doctrine de St. ààAugustin y étoit exposée avec beaucoup de ménagement, mais ils étoient “ ves lt F *-‘fort contraires aux sentimens des Molinistes & au sens naturel de la Consti-tution. Le projet de la publication des douze Articles alíarma les Jésuites& les Prélats de France de leur parti. Ces Prélats écrivirent vivement auxCardinaux, & ceux-ci firent des oppositions si fortes au dessein du P a p equ’il n osa exécuter ce qu’il avoit résolu, & ce qu’il avoit promis au Car-dinal de Noaiiles ; desorte que l’affaìre fut rompue.
La veille de Noël le Pape fit la cérémonie d'ouvrir la porte sainte, à Jubilé dil’occasion du Jubilé, qui devoit être ouvert le premier de Janvier 1725. 1725.
Ce fut au commencement de cette même année, que l'Empereur consen- KtJUtutimtìt de restituer au Saint Siégé Comacchio, en l état où elle étoit, purement dí Pmac-& simplement ; sans aucune réserve. Le Pape de son côté consentit à la c l l * u aulevée de certaines Décimes fur le Clergé des Etats héréditaires, à condi- ' ^ 'lion de les emploier à la réparation des Places de Hongrie, qui étoient lesplus exposées aux insultes des Turcs. Outre cela la Chambre Apostoliquecédoit à l’Empereur certaine dette, & le Pape lui accordoit le passage parl’Etat Ecclésiastique pour les troupes impériales, qui dévoient passer dansle royaume de Naples.
Les affaires politiques changèrent un peu de face en ce tems-là. Aussitôt Traités deque le Roi d’Espagne eut appris que la Cour de France avoit résolu de js‘ inne >&renvoier l’infame , il rapptlla les Plénipotentiaires qu’il avoir au Congrès de ^'-Hanovre.Cambrai, qui fut ainsi rompu, les intérêts de ce Prince en fesant le principalobjet, & il chargea le Baron de Ripperda son Ministre à Vienne de ter-miner avec l’Empereur, sans la médiation d’aucune Puissance. En consé-quence, on conclut à Vienne quatre Traités, le 30 d’Avril,un avec l’Em-pjre, & trois avec l’Empereur, dont nous ne dirons que ce qui est relatifá l’italie. Par le premier, le Corps Germanique, au moyen des renoncia-tions faites par le Roi d Espagne, consent aux droits héréditaires des Etatsde Toscane, Parme & Plaisance, accordés à l’Infant Don Carlos. Le Trai-té de Paix conclu avec l’Empereur, ce de aussi cette succession à Tínfant.
Et il y eut un autre Traité d’aliiance définitive entre Jes deux Puissances*par lequel elles se promettoient des secours réciproques, en cas que J’uneou l’autré fût attaquée. Ces Traités donnerent lieu à celui de Hanovre,signé le 3 de Septembre, entre la France,!'Angleterre <Stle Roi de Prusse,auquel les Etats Généraux accédèrent Tannée suivante. Par ce Traité lesPuissances contractantes se proposoient de s’opposer aux desseins cachésquepouvoienc avoir les Espagnols. Les Traités conclus entre TEmpire,
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