puis l'an1623 jus*gu’à nuiretems.
Démêlés
64F HISTOIRE GENERALE
Section l'Empereur & l’Espagne , n’étoient nullement agréables au Pape & ailH’feki ^âcré College, qui souffroient impatiemment la perte d’un Fief aussi consi-ste dt* dérable qu’est le Duché de Parme & de Plaisance, qu’ils prétendaient re-lever du Saint Siégé, & nullement de l’Empereur & de l’Empire. Commeil ne restoit que la voye d’Appel & de Protestation, le Pape s’y détermi-na, mais sachant bien qu’on ne recevrait sa protestation ni à Vienne, nià Madrid, il écrivit à ses Nonces dans toutes les Cours de l’Europe uneLettre, où il exprimoit ses sentimens.
11 y avoit encore d’autres démêlés entre le Pape & la Cour de Vienne.entr r e Jíï. a ' Benoit à l’exemple de Clément XI. persistoit fermement dans la défensetcnur. siu'il avoit faite aux Evêques de Sicile de reaonnoitre le Tribunal de la
f ' Monarchie, voulant même étendre cette défense dans le Royaume de Na-
ples. D’un autre côté, l’Empereur défendit au Duc de Gravina, frété duPape, au Prince de Montemileto, son neveu, & à M. Coscia, créé nou-vellement Duc & Président de l’Abbruzze, de sortir de Naples. Enfin lePape refusoit constamment à l’Empereur la Bulle de la Croisade, pour lalevée de quelques sommes fur le Clergé. Cette dispute devenoit de jouren jour plus sérieuse. L’Empereur ne voulait eri aucune façon se désisterde ses droits fur les Bénéfices du royaume de Naples. Le Pape persistoit àrefuser les Décimes fur les Biens Ecclésiastiques d’Itglie , fortnoic de nou-velles prétentions, & demandait que l’Empereur reçût l’investiture duroyaume de Sicile comme de celui de Naples. Charles VI. répondait »qu’il étoit prêt à le faire, dès que le Pape prouverait qu’il avoit droit de ladonner. Benoit écrivit aux Ministres Impériaux un Bref, pour les exhor-ter à ne plus inquiéter le Saint Siégé : car on étoit fort intrigué à Romed’apprendre, que la Cour Impériale avoit envoyé ordre au Cardinal d’Al-than, Viceroi de Naples, d’obliger tous les Evêques de ce Royaume à luiremettre une liste exacte de tous les Bénéfices de leurs Evêchés, pour levercertaine somme par an fur les biens ecclésiastiques , en vertu d’une Balled’Honorius IV. accordée aux Rois de Naples de la Maison d’Anjou,qui les autorisait à leur faire payer autant qu’ils auraient fait, s’ils n’a-voient pas été biens ecclésiastiques. La Cour de Rome alléguait, quel’Empereur possédoit ce royaume comme successeur de Charles II. sous le-quel on n’avoit pas fait usage de cette Bulle. Mais les Ministres Impériauxrépondaient, que l’Empereur succédait à tous les droits des Rois de Na-ples, & qu’il ne pouvait en être privé,parceque quelques-uns de ses pré-décesseurs n’en avaient pas fait usage. D’autant plus, qu’on pourrait con-clure , que l’Empereur pouvait refuser de rendre l’hommage pour le mêmeRoyaume, sous prétexte que plusieurs Rois avaient refusé de le rendre.
Au milieu à toutes ces altercations, le Pape s’occupait fort de la tenueCorcileNa-^ an Ooncile, où l’on devait traiter de la Doctrine & de la Réformationtionai à ^u ^ ler gé. On disoit encore assez ouvertement qu'on y condamnerait ungrand nombre de propositions, enseignées dans les Ecoles des Jésuites, &on voyait déja des copies de cent-trente de ces propositions, dénoncéesau Saint Pere par le Cardinal Belluga. On prétend que le Pape les vit avecindignation, & qu’il envoya ordre en plusieurs endroits aux Dominiquainsde recueillir les propositions qu’on y soutenait contre la faine doctrine. Bavoit indiqué le Concile pour le Dimanche après Pâques, mais il jug ea
Rome.