Unis.
Mort duDuc deD arme.
1731 .
656 HISTOIRE GENERALE
Section Traités faits avec lui. Ce mouvement des Troupes Impériales empêcha enXI. e ff e c cette année le passage des Espagnols.
H'ítalk de- 10 de Janvier 1731, Antoine Farnefe, Duc de Parme, mourut fanspuis l'on * postérité, & par là Don Carlos devoit succéder , en conséquence des1623 jus- Traités & du Testament du Duc. La veuve de ce Prince, d’intelligencequ’â notre avec ] a Cour de Vienne, feignit une grossesse, afin de retarder la prise deums. possession des Duchés par l’Espagne. Les Impériaux entrerent dans la vil-le de Parme, «'empareront des portes du Château & des postes les plusimportans, au nom de Charles VI. qui déclara en même tems, que fi laDuchesse n’accouchoit pas d’un fils, il remettroit les deux Duchés à DonCarlos, à condition que ce Prince viendroit en Italie fans armée. Cetteentreprise de l’Empereur déplut à tous les Princes d’Itaîie , qui appréhen-dèrent qu’il ne prétendit étendre son pouvoir. Ils ne manquèrent pas desoutenir la garantie que l’Espagne avoit obtenue d’eux en faveur de DonCarlos, La France, l'Angleterre L la Hollande agirent si efficacement,qu’on signa le 16 de Mars un nouveau Traité à Vienne, par lequel l’Em-pereur consentoit à l’exécution de tous les arrangemens pris à Seviile pourla succession des Duchés de Toscane, Parme & Plaisance , & que les sixmille Espagnols fussent introduits en Italie. L’Espagne accéda à ce Traité,& le Grand Duc de Toscane y donna son consentement.
Don Carlos Au mois d’Octobre, la Duchesse de Parme déclara qu’elle n’étoit pointprend pas- enceinte. En conséquence six mille Espagnols s’embarquerent à BarceloneBarme^f-? ^ ur une Glotte Angloise, & allerent débarquer à Livourne. L’ínfant lesdspiaìfm- suivit de près, traversa le Languedoc & la Provence & alla «'embarquer àAntibes. Ce jeune Prince passa à Florence , où il fut reçu & honorécomme l’héritier présomptif du Grand Duc. II alla ensuite à Parme, où ilprit possession de ses nouveaux Etats, que les Impériaux venoient d’é-vacuer.
Clément XII. non moins zélé que ses prédécesseurs, protesta solemnel-lement en plein Consistoire contre tout ce qui s’étoit fait à Vienne & àMadrid touchant les Duchés de Parme & de Plaisance, & prétendit qu’ilsétoient dévolus au S. Siégé par l’extinction de la Maison Farnefe, à la-quelle Paul III. les avoit inféodés. II fit représenter ses droits à la Courde France, qui lui fit répondre, que la prise de possession de Don Carlosn’avoit rien de contraire aux prérogatives du Saint Siégé, d’autant que Par-me & Plaisance relevoient immédiatement de l’Empire. Le Pape fit signi-fier à Parme sa protestation par son Nonce , avec défense aux sujets dereconnoitre d’autre Souverain que celui qu’il leur auroit donné. Cette affai-re tomba d’elle-même, parceque le Pape ne vouloit pas se brouiller avecles Puissances qui y étoient intéressées.
Le Saint Pere essuia en ce tems - là une autre mortification de la part duParlement de Paris. Ce Corps, qui veille toujours fur les entreprises de 1 *Cour de Rome, ordonna la suppression de deux Décrets du Pape, dont 1 ’upcondamnoit un Mandement de l’Evêque de Montpelier, 8c l’autre un Li-vre intitulé, la vie de M. Paris , Diacre. On ne vouloit pas que la Courde Rome étendit son autorité sur la police du Royaume.
Qn est mé- Rien ne sembloit devoir troubler la tranquillité de l’ítalie , après tant
ce.
Protesta-tion duPape.
Suppressionde deuxBrefs.