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32 (1769) L' histoire générale d'Italie depuis la ruine du royaume des Lombards jusqu'à notre tems, avec celle des papes qui on occupé le siège de Rome
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D I T A L I E Liv. XXIV. Ch. I. 6j?

darrangemens & de Traités. Cependant la conduise de lEmpereur, jointe Sectiowà dautres circonstances dont nous parlerons bientôt,y rallumèrent la guer- XI.re, & donnerent lieu à de nouvelles révolutions. Charles VI. fit difficul- H }^ oire daccorder la dispense nécessaire à Don Carlos , qui navoit point atteint íf' % - ie vlâge prescrit par les Loix de lEmpire, pour en posséder les Fiefs. La lizzju^Cour de Madrid fut fort offensée de ce procédé , & se détermina à lui quà míefaire la guerre. . _ _ íeww *

En ce tems-, les Vénitiens eurent un démêlé assez vif avec îe Pa- ~ ~pe, au sujet de limmunité du Palais de leur Ambassadeur à Rome. On aS*vu la fâcheuse querelle que le Pape Innocent XI. avoit eue avec la Cour reurf "de France touchant les Franchises. Sans doute que la fermeté de Louis 1732 .XIV. fur cet article, avoit contribué à rétablir cet abus. Clément XII. Démilé dessoccupoit du dessein dy remédier, lorsquun criminel, poursuivi par les VénitiensSbirres, se réfugia chez lAmbassadeur de Venise, (k les Sbirres len ti- p ec lirerent par force. L'Ambassadeur demanda justice de cet affront. On luireprésenta les inconvéniens du droit fur lequel il infistoit, & qui sétoicintroduit au mépris de toutes les réglés; on voulut mettre laffaire en né-gociation. II sortit de Rome & se retira à Frescati. Le Sénat parutfort offensé de linsulte faite à son Ambassadeur. II fit défendre les au-diences au Nonce du Pape,qui se retira à Ferrare. Le Cardinal Ottoboni,

Vénitien de naissance, se donna grands foins pour accommoder ce dif-férend. 11 adoucit lesprit du Pape, mais il ne put vaincre linflexibilitédu Sénat. Clément XII. publia un décret, par lequel il ordònnoit que lesassassins ne pourroient jouir que trois jours du bénéfice des asiles, commeavoit fait Benoit XIII. & que l'on prieroit les Ministres étrangers de nepoint accorder de refuge chez eux aux criminels, dont la punition impor-toit à la fureté publique. Cette Loi si sage fraya le chemin à raccommode-ment des Vénitiens avec Je Saint Siégé. Le Cardinal Quirini, Evêque deBresse, se rendit à Rome, chargé des plein - pouvoirs du Sénat, & aprèsplusieurs mois de Conférences, il termina cette affaire à la satisfactiondes deux Partis. Le Pape donna à JAmbassiideur de la République lasatisfaction de priver de leurs emplois les auteurs de latteinte donnée àla franchise de son Palais & le Sénat consentit à la sage restriction donnéeà cette franchise.

Comme la Cour de Madrid nignoroit pas que celle de Turin étoit fort Guerre trimécontente de lEmpereur, elle chercha à se liguer avec elle, & elles for- folie.mtrent une étroite alliance, dans le dessein-de faire recouvrer à lEspagne *733-les deux Siciles, de joindre le Milanés au Piémont, <St de chasser ainsi lesImpériaux dItalie. La maniéré dont lEmpereur sintéressa aux affaires dePologne, au préjudice du Roi Stanislas, détermina la France à signer unealliance offensive & défensive avec les Rois dEspagne & de Sardaigne,

& à déclarer la guerre à lEmpereur. Bornons nous à ce qui regarde líta-lie. Une armée'Françoise passa les monts, Je Roi de Sardaigne y joignitses troupes, & en deux mois de tems se rendit maître du Milanés, dles troupes impériales se retirèrent à Mantoue.

Lamiée suiv ante fut encore plus fatale à lEmpereur en Italie. Les Suite de ccf-François prirent Serravalle, Tortone & Novare. Le Maréchal de Mai U te guerre»

1734*