662 HISTOIRE GENERALE
SscTistN trémement, Benoit XIV. donna des marques de fou zels & de fa charité,xi. 11 ordonna une visite de tous les Séminaires, Colleges cfc Académies Catho-d liques en Allemagne, avec ordre da l’informer de leur état, de la méthodetJsl’nn e ' si u ’ on Y fuivoit pour les études, de la discipline qui s’y obfervoit, des mœurs1623 jus- Ck de l’œconomie de ceux qui en administraient les revenus. Le Commis-qu’à notre faire qu’il nomma s’en acquitta dans plusieurs villes de l’Empire , mais lesums. Jésuites, en possession de la plus grande partie des Séminaires & des Col- .Charité du ' e g es d’Allemagne, ne voulurent point consentir que cette visite fe fîtPap, chez eux. La chanté du Pape parut, en ce qu’il fit distribuer du pain auxpaysans, que le séjour des armées & les pluies continuelles avoient réduitsà la derniere mifere.
D'minu- La multitude des Fêtes de précepte, dont l’Italie étoit accablée,engageation des Pi- le Roi des deux Siciles à écrire au Pape, pour le prier de vouloir en réfor-tts ‘ mer quelques-unes, parceque leur trop grand nombre étoit à charge &même préjudiciable au Peuple Le Cardinal Spinelli, Archevêque de Na-ples, & plusieurs Evêques d’Italie aianc aussi fait fur cela de judicieuses re-montrances au Saint Pcre,il fit dresser fur cette affaire un ample Mémoirepour être communiqué aux plus célébrés Théologiens, afin d’avoir leursavis avant que de procéder à cette réforme. Quelques Cardinaux ne furentpas d’avis de la faire, mais le plus grand nombre étoit d’un sentiment con-traire. Cependant le Pape recevoit journellement de nouvelles remontran-ces fur ce sujet de la part des Evêques des autres Pays. Cette affaire traînatrois ou quatre ans;à la fin le grand nombre de Canonisations que le Papefit, l’obligea de chercher place pour les nouveaux Saints, enforte que pardeux Bulles différentes, il diminua le nombre des Fêtes en 1746.
Continua - Les Espagnols aiant été poussés par les Autrichiens jusques fur les fron-
tkn de la tieres du royaume de Naples ; Don Carlos, appréhendant de voir fes Etatsguerre en enva ssis, rompit la.neutralité á laquelle il s’étok engagé, publia un manifestetal ™‘ pour justifier la conduite, & vint à la tête de fes troupes joindre les Efpa-744 ‘ gnols à San-Germano, & alla ensuite occuper avec eux un camp retranchéà Velietri. Les Autrichiens les y attaquèrent, mais aiant été vigoureuse-ment repoussés, ils furent obligés de fe replier fur la Lombardie, & per-dirent du monde dans leur retraite, Les Espagnols, après les avoir pour-suivis jusques dans le Bolonois, fe cantonnèrent dans la Romagne, à lesNapolitains reprirent la route de leur Pays.
Du côté des Alpes, les affaires des Alliés tournèrent plus mal encore.Dès le commencement de l’année. Un Corps de Troupes Françoiscs, fousles ordres du Prince de Conti, avoit joint l'armée de Don Philippe. Dèsle premier d’Avril, ils avoient passé le Var; ils forcerent les Piémontoisd’aòandonner leurs retranchemens & de fe retirer, fe rendirent maîtres deMontalban, & soumirent toute la Comté de Nice. L’armée combinéeauroit pu pénétrer en Italie par le territoire de Gènes, sans la Flotte An-gloife, qui empêcha tous les convois de vivres par mer, & qui menaça lesGénois ci’agir hostilement contre eux, s’ils accordoient le passage aux Fran-çois à aux Espagnols. Ceux-ci qui ne pouvoient fe fournir de vivres parterre que fort difficilement, fe déterminèrent à «'ouvrir un passage par ^haut Dauphiné. Le Roi de Sardaigne avoit fortement rétranché les deuxuniques passages par où iis pouvoient pénétrer, celui du Val de Sture, &