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Fiat. Nous nous contenterons de les indiquer ici sommairement. Les SsctioîíA utrichiens traitèrent les Génois avec la plus grande dureté & en exige- XI.rentdes contributions exorbitantes, menaçant d’exécution militaire si on I I i/loi !' gne les payoit. Les Cantons Suisses & la République de Venise intercède ds *
rent en leur faveur, mais fans succès. Le Marquis de Botta, qui com- 1623 jus-mandoit dans Genes, entreprit d o ter aux habitans tous les moyens de re- Q u ’à tsacn-muer. 11 fit enlever les canons & les mortiers de la Place ; un leger inci- Ums -dtnr sir. soulever le peuple, il attaqua la garnison Autrichienne, la chassa '
de la. ville & la repoussa au delà des frontières. Tout ce qu’ilyavoit d’Au-trichiens dans situât de Genes fut taillé en pieces ou mis en fuite, & enmoins de quirze jours cette République recouvra fa liberté.
Pendant ce tems-là, les Troupes des deux Couronnes, retirées dans leComté de Nice, étoient poursuivies par les Autrichiens & par les Pié-monrois, qui les poussèrent au delà du Var, & entrerent en Provence.
Nous verrons bientôt ce qui s’y passa.
L’Empereur Charles VU, étant mort au commencement de l’anne'e 1745, Le Grand -ie Grand Duc de Toscane fut élu Empereur sous le nom de François I. D uc deLe Pape refusa d’abord de le reconnoicre , sous prétexte que l'on n’avoit £°{ cane èlu 'pas eu à Francfort pour son Nonce ik pour ses prétentions les mêmes m 2 ereurtégards, que dans sélection précédente, & surtout pareeque le nouvelEmpereur s’ëtoit contenté de faire donner avis de son élection à la Courde Rome, fans en demander la confirmation. Mais la fermeté de la Courde Vienne obligea le Pape à plier, il fut obligé de reconnoitre FrançoisI. & l'on fit à Rome les réjouissances ordinaires pour le couronnement desEmpereurs. Benoit XIV. donna cette année trois Bulles , dont le butétoit très - louable. Par la premiere, il exhorte les Evêques à la Résidencedans lairs Diocèses, & les avertit qu’il a nommé une Congrégation parti-culière de Cardinaux, à laquelle ils doivent dorénavant s'adresser pour ob-tenir permission de sortir de leurs Diocèses. Dans la seconde, pour ob-vier aux abus de la Confession Auriculaire , il donne aux Confesseurs desavis très-sages & très-judicieux. Enfin par une troisième Bulle, il faitun nouveau retranchement dans les Fêtes.
La campagne de 1747 fut moins favorable aux Autrichiens & aux Pié- Campagnemourois que celle de Tannée précédente. On a vu qu’ils étoient entrés en de I 747 *Provence. Le Maréchal de Belle-Isle, qui avoir succédé au Maréchal deMaillebois dans le commandement de l’armée Françoise , les empêcha depasser l’Argens, & d’étendre leurs courses au delà de cette riviere; i]gformerent le siégé d'Amibes, que les Anglois bombardèrent en mêmerems. Mais le Comte de Sade défendit la Place si courageusement, qu’ildonna le tems au Maréchal de Belle - Isle d’en faire lever le siégé. Lesmouvemens que ce Général fit faire à son armée,firent craindre au Comtede Brown de se trouver enfermé en Provence, deforte qu’il prit le parti derepasser le Var, & de rentrer dans le Comté de Nice. En ce tems-là,
Louis XV. envoya aux Génois, par mer, un secours de six mille hom-mes, donc cinq mille quatre-cens arrivèrent heureusement, qui furentbientôt suivis de dix mille autres; & le Duc de Boufflers fe rendit à Genespour y commander. Le Comte de Schullembourg, qui avoir succédé auMarquis de Botta dans le commandement de farinée Autrichienne, aiant