SacTtoN
XI.
Histoired’Italie defuis l'an16 2 3 jus.qu’à notretems.
Campagne& 1745 *
Campagne
de 1746.
664 HISTOIRE GENERALE
les bénéfices mêmes, en un mot fur tous les biens de quelque naturequ’il fussent, dont le produit.dévoie servir au payement de cent-qua-rante mille écus de contributions, que le Général Autrichien exigeoit’ chaque mois des Etats du Pape. C’étoit-là se venger des insultes de laCour de Rome de la façon la plus sensible pour le Clergé.
Jusques en i ?44 le Roi de France n’avoit agi qu’en qualité d’auxiliaire. de l’Empereur Charles VII & de l'Eipagne-, il déclara enfin la guerre à laReine de Hongrie. On a vu ce qui se passa en Italie pendant la campa-gne de 1744- La suivante ne fut gueres plus favorable aux Autrichiens &à leurs Alliés. La République Genes se déclara contre eux, pour s’assurerla possession de Final, contre les entreprises du Roi de Sardaigne. DonPhilippe ayant cette porte assurée pour pénétrer en Lombardie, franchitaisément les obstacles que le Roi de Sardaigne opposoit à son passage ducôté d’Oneille. Les Troupes Espagnoles & Napolitaines aux ordres duComte de Gages, poussèrent devant eux les Autrichiens , traverserentl’Apennin, & joignirent dans FEtat de Genes l’armée de Don Philippe &celle du Maréchal de Maillebois. Les Génois déclarèrent alors la guerreau Roi de Sardaigne, & renforcèrent de dix mille hommes de leurs trou-pes l’armée de leurs nouveaux alliés. Ceux-ci après avoir emporté dissé-rens postes occupés par les Autrichiens & les Piémontois, assiégèrentTortone & la forcerent de capituler le 14 d’Août, soumirent Plaisance le9 de Septembre, & deux jours après Parme , Alexandrie & Valence fu-rent conquises avec aussi peu de peine; Pavie, Casai, Asti, Lodi subirentle même sort. Milan ouvrit ses portes ; l’Infant Don Philippe y fit sonentrée le 19 de Décembre, & reçut le serment de fidélité du Sénat &des habitans.
Des succès st rapides furent suivis de revers aussi prompts en 1746. LaReine de Hongrie ayant fait la paix avec le Roi de Prusse, envoya enItalie un renfort de trente mille hommes , qui lui rendit la supériorité.Dès le commencement de la campagne, le Marquis de Montai fut surpris dansAsti par le Roi de Sardaigne, & obligé de se rendre prisonnier de guerreavec les troupes qu’il commandoit. La nouvelle de la prise d’Asti obligeal’Infant Don Philippe d’évacuer la ville de Milan , & de se raprocher dePavie & des Troupes Françoifes. Le Comte de Érown reprit la ville deGuastalla peu après, & mit ensuite le siégé devant Parme, que le Mar-quis de Casteilar fut obligé d’abandonner. Les Autrichiens reprirent aussiValence. Le 16 de Juin, l’armée des deux Couronnes attaqua celle des Impé-riaux auprès de Plaisance ; faction dura seize heures, & les François fu-rent battus, & obligés ensuite de se retirer du côté de Genes. Le 10d’Août, ayant répassé le Po, auprès de l’endroic où la Tiddone tombedans cette rivière, il y eut encore un combat, où les deux Partis s'attri-buèrent l’avantage. Dans le même tems la ville de Plaisance se rendit auxImpériaux. L’armée des deux Couronnes s’approcha de Genes, pourcouvrir cette République, mais se trouvant inférieure elle se replia sur leComté de Nice. L’Ltat de Genes resta à découvert. Les Autrichiensforcerent le passage de la Bochetta, & la ville Genes se r.-ndic á eux. tan-dis que le Roi de Sardaigne prenoit Savone & Final. N.ras renvoyons àl’Histoire de Genes le détail des évènemens qui se passerem alors dans cet
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