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PRÉFACE.
ou, pour mieux parler, la vive impressionque produit sur notre esprit le spectacle desfaits, lui a été comme interdite. Nous ensommes venus à ce point qu’un homme detalent 1 a pu dire que la narration froide,brève et austère de l’historien ne pouvait suf-fire à notre curiosité exigeante, et que, commeil nous fallait plus de mouvement et plus dedétails, comme nous voulions non seulementapprendre, mais voir et écouter, le cadred’un roman comportait plus de vérité que leplan d’une histoire.
On a vu même l’illustre historien des ré-publiques italiennes, M. de Sismondi , luiqui le premier a su dépouiller les commence-mens de notre histoire des fausses couleursdont elle avait toujours été revêtue, recourirà une fable romanesque pour nous faire con-naître les mœurs d’une époque qu’il venaitde raconter 2 .