DU COMTÉ DE BLOIS (1591). 35
« comte de Castelbon aura bien assez d’argent« pour me payer cette somme ; le comte, dont il« est héritier, avait su amasser plus de trésors« que le roi de France . D’ailleurs je me conten-« terai de votre promesse et m’en fierai à votre« bonne foi. » Les députés, après avoir réfléchi,pensèrent qu’ils n’avaient rien de mieux à faire ;ils s’engagèrent pour les trente mille francs. Alorsle duc de Berri, aidé de son frère, fit tant que leroi renonça à la succession du comte de Foix.
C’est ainsi que les oncles du roi, lorsqu’ilsétaient près de lui, savaient reprendre leur au-torité et leur crédit. Mais en leur absence leconseil du roi concluait les affaires sans s’inquié-ter de leurs droits ni de leurs intérêts. A peineeurent-ils quitté Tours , laissant le roi pour quel-ques jours après eux, que le duc de Touraine termina heureusement une négociation qui avaitété dérobée avec soin à leur connaissance.
Guy de Blois et Marie de Namur, sa femme, ha-bitaient pour lors à Château-Regnault près deTours . Ils étaient déjà âgés et sans enfans. Louisde Blois, leur fils unique, gendre du duc deBerri, était mort. Cette belle succession devaiten grande partie revenir aux enfans du duc deBourgogne , à cause de leur alliance avec la mai-