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ASSASSINAT
ils furent au carrefour de la rue Sainte-Catherine,mcssire de Craon, qui était là embusqué avec soninonde, se mêla parmi la suite du connétable, fitsur-le-champ éteindre les torches, et saisit le sirede Clisson. Celui-ci était à s’entretenir tranquille-ment, avec son écuyer, du grand diner qu’il devaitdonner le lendemain au duc de Touraine, au sirede Coucy et à quelques autres grands seigneurs.Il entendit derrière lui les pas des chevaux, puisse sentant saisi, en même temps qu’on éteignaitles torches, il crut que c’était une malice du ducde Touraine. « Monseigneur, dit-il, vous êtes« jeune, il faut bien vous pardonner; ce sont jeux« de votre âge. — A mort ! à mort ! Clisson, il« vous faut mourir », s’écria messire de Craonen tirant son épée du fourreau. « Qui es-tu? dit« le connétable. — Je suis Pierre de Craon, votre« ennemi. Vous m’avez offensé tant de fois, qu’il« vous faut le payer aujourd’hui. En avant!« cria-t-il à ses gens ; je tiens celui que je vou-« lais. » Et le premier il donna l’exemple defrapper. Les serviteurs du connétable étaient sansarmes; lui-même n’avait qu’un petit coutelas dedeux pieds de long. Seul il commença à se dé-fendre. Les gens du sire de Craon n’avaient passu contre qui il les menait ; il le leur avait caché