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Tome II.
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GOUVERNEMENT

on lavait traité avec une rudesse qui excitaitlindignation. Non seulement on lui avait ravitous ses biens, mais on lavait poursuivi dans sescnfans. Sa fdle était fiancée à Hugues de Castil-lon, fils du grand-maître des arbalétriers. Cejeune homme, qui pouvait dès lors porter lesarmes, avait déjà servi sous les ordres du sirede la Rivière ; il devait avoir un jour de grandsbiens. On fit rompre le mariage par le pape, àlinstigation des conseillers du duc de Bourgogne,et surtout de la Tremoille, qui avaient recouvréleur puissance dans les affaires du royaume,et qui voulaient se venger de lavoir perdueun moment par léloignement de leur maître.Le sire de la Rivière avait aussi un fils, quiavait épousé la fille du comte de Dammarlin. Onvoulut encore casser ce mariage; mais le sirede Dammartin , en loyal chevalier, dit davanceque tant que le fils du seigneur de la Rivière se-rait vivant, sa fille naurait pas un autre mari,et que si cétait son héritage quon voulait avoir,il saurait le dérober aux gens qui en avaient en-vie. Le sire de Noviant avait fini par inspireraussi de la pitié ; on disait quil avait tant pleuré,quil en était devenu presque aveugle'.

1 Froissarl.