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Tome II.
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LE ROI DANGLETERRE

libérations. En attendant, on faisait le plus gra-cieux accueil aux ambassadeurs. On leur alléguaitseulement la jeunesse de-1enfant, et aussi lenga-gement pris par le traité de Tours , de la marieravec le fils du duc de Bretagne . Enfin on permitaux ambassadeurs dêtre présentés à la reine et àses enfans, qui habitaient lhôtel Saint-Paul, tan-dis que le roi demeurait au château du Louvre 1 .

Lorsque les ambassadeurs eurent offert leursrespects à la reine, ils savancèrent vers madameIsabelle, et le maréchal dAngleterre, mettant ungenou en terre devant elle, lui dit: « Madame,« sil plaît à Dieu , vous serez notre dame et reine« dAngleterre. Sire, répondit la jeune fille« delle-même, tant elle avait été bien enseignée,« sil plaît à Dieu et à monseigneur mon père que« je sois reine dAngleterre, je le serai volon-« tiers, car on ma bien dit que je serais une« grande dame. » Puis elle prit le maréchal parla main, et le faisant lever, elle le mena à la reinesa mère. Les ambassadeurs furent charmés de lamanière, de la contenance, de la grâce et de les-prit de cette jeune fille de France : ils disaiententre eux quelle serait une noble et excellentedame.

1 Froissarf.