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Tome II.
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DEMANDE MADAME ISABELLE (1398). 143

11 fut convenu que les ambassadeurs retour-neraient en Angleterre avec une réponse cour-toise, pareille pour ainsi dire aune promesse,et quils reviendraient au printemps prochain,lorsque les jours commenceraient à être pluslongs et les mers moins orageuses ; ils devaientalors rapporter le pouvoir de conclure le ma-riage , et sinon la paix, du moins une trêve devingt-huit ans.

Le roi dAngleterre se tint heureux de cetteréponse, et navait pas une autre pensée que cemariage. En France , beaucoup de seigneurs,dans le conseil du roi, blâmaient une telle pré-cipitation, et se plaignaient de navoir pas étéécoutés. « A quoi sera-t-il bon, disaient-ils, que le« roi dAngleterre ait pour femme la fille du roi,« lorsque leurs royaumes, leurs gens et ' eux-« mêmes se haïront et se feront la guerre? Cela« était à considérer. » Tel était lavis des ducsde Berri et dOrléans . Le roi, le duc de Bour­ gogne et le chancelier penchaient davantage versla paix ; cependant ils ne voulaient rien contrelhonneur du royaume *.

Pour mieux réussir à avoir la paix, et surtout

Froissart.