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Tome II.
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MARIAGES

même les comtes de Clermont et dAlençon quit-ter larmée, la laissant sous les ordres du conné-table et du sire Le Bouteiller. Chaque jour lesmurmures redoublaient contre des princes quisoubliaient ainsi dans les fêtes et les plaisirs dela cour. Pour faire honte à une telle conduite,cent soixante écuyers, sous la conduite dun che-valier de Picardie, se mirent en campagne, par-coururent tout le pays, et finirent par semparer,sans autre secours, de la forteresse de Mussiden 1 .

Cétaient en effet des fêtes qui retenaient lesprinces loin des armées. Après leur réconcilia-tion, il se conclut de grands mariages, qui furentpompeusement célébrés. Le plus important detous fut celui de madame Isabelle de F rance, veuvedu roi dAngleterre, avec son cousin Charles,comte dAngoulême , fils aîné du duc dOrléans .Elle était plus âgée que lui qui nétait quun en-fant ; elle perdait son titre de reine ; aussi pleura-t-elle beaucoup. Ce fut à Compiègne que se don-nèrent les fêtes pour ce mariage ; il fut solenniséen même temps que celui de Jean , duc de Tou-raine, second fils du roi, avec Jacqueline de Ba­ vière , fille du comte dOstrenant. Tous les princes

* Le Religieux de Saint-Déni*.

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