DEMAMIE JUSTICE (MO").
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« Parlement, pour y être jugés et subir la con-« damnation que mérite leur crime. » Le chance-lier de France , qui était assis sur son siège aux:pieds du roi, répondit que le roi ferait bonne etprompte justice le plus tôt qu’il le pourrait, pourl'homicide et la mort de son frère qu’on venaitde lui exposer. Mais le roi ajouta de sa bouche :« Qu’il soit notoire à tous que le fait à nous ex-« posé, relatif à notre propre frère, nous louche,« et que nous le réputons être fait à nous-mêmes. »A ces mots la duchesse, sa lille et madame Isabellese jetèrent a genoux en sanglotant, et prièrentle roi d’avoir souvenance de faire bonne justicede la mort de son frère unique. Il les releva, tesembrassa, renouvela sa promesse, leur donnatoutes sortes de témoignages de douceur et d’a-mitié, leur adressant des paroles de consolation'.
Mais bientôt ce lui fut une nouvelle douleurd’apprendre que le duc de Bourgogne se disposaità revenir, et de voir que personne ne songeait àlui résister. En effet, il n’y en avait nul moyen.On manquait d'argent et de gens d’armes. Lepeuple de Paris se montrait chaque jour plus fa-vorable au duc de Bourgogne, il n’élail plus ques-
’ Le Religieux <lc Saint-Denis. —
Monstrclot.