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lit, on le mit à demi-nu sur un cheval, et on l’em-mena hors d’Issoudun . Le roi s’était éveillé aulirait, et il avait envoyé sa garde. « Ne bougez« pas, leur signifia M. de Richemont, et retour-« nez ; ce qui se fait est pour le service du roi. »
Le sire de Giac fut conduit à Dun-le-Roy , dontla seigneurie appartenait au connétable. Ce futson bailli et ses gens de justice qui firent la pro-cédure. Giac confessa, dit-on, mille horriblescrimes. Outre qu'il avait procuré la mort de sonancien maître le duc de Bourgogne , il avait em-poisonné sa première femme, afin de pouvoirépouser Catherine de l’Isle-Bouchard, comtessede Tonnerre; il avait dérobé les finances duroyaume ; enfin il avait donné, disait-on, une deses mains au diable, pour obtenir son alliance.11 offrit cent mille écus pour se racheter, et pro-mit de ne jamais approcher du roi de plus devingt lieues, laissant en gage sa femme, ses en-fans, ses biens, ses forteresses. Le connétablerépondit que tout l’argent du monde ne le sau-verait pas. Pour lors il supplia du moins qu’avantsa mort on lui coupât cette main qu’il avait donnéeau diable. Il fut jeté à l’eau et noyé ’.
1 Mémoires de Richemont. — Chronique de Berri. —Chroniquede la Pucelle.