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Tome V.
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A LA l'AIX (1420).

-il

Le roi montra d’abord quelque courroux ; onl’apaisa ; bientôt après il tomba sous le gouver-nement d’un écuyer d’Auvergne , nommé le Ca-mus-de-Beaulieu, qui devint en peu de tempsaussi odieux à la plupart des seigneurs que l’a-vait été le sire de Giac.

Toutes ces marques de la puissance du conné-table, ces instances de la cour de Bretagne , cessoumissions de la France , ne décidaient pointencore le duc de Bourgogne ; il ne pouvait se ré-soudre à rompre les sermens qu’il avait prêtés àTroyes et à Amiens . Il était loin cependant d’étresatisfait des Anglais ; et les envoyés de Bretagne prenaient soin de lui raconter, de la part de leurmaître, tout ce qui pouvait l’irriter davantage.Tantôt le chancelier de Bretagne l’assurait queles Anglais tramaient sa mort, ainsi que cellede tous les princes de la maison de France, etqu’on pourrait le lui prouver par des lettressignées du comte de Suffolk, ou meme pardes hommes ayant reçu commission de lui :tantôt on lui apprenait que les Anglais offraientpaix et alliance au duc de Bretagne aux dé-pens de la Bourgogne , et que le comte de Suf-folk , se plaignant ouvertement du duc Philippe,uyait dit à Bennes qu’on en aurait bientôt fait