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de lui, si l’Angleterre et la Bretagne étaient enpaix.
Le duc de Bourgogne ne faisait point savoir savolonté; seulement les messages et les pour-parlers continuaient toujours, et le duc de Savoie ,dont l’alliance avec son neveu devenait chaquejour plus étroite, avait prolongé les trêves. Parmalheur les désordres des deux partis venaientsans cesse aigrir les esprits. Le bâtard de laBaume avait surpris le château de Mailli prèsd’Auxerre durant la trêve ; de leur côté les Bour-guignons étaient sans cesse contraints de désa-vouer le capitaine de la Charité, qui n’obéissait hpersonne, et traitait avec la plus hautaine inso-lence les plus grands seigneurs de Bourgogne .
Ainsi se passèrent en France les années 1425et 1426. C’était vers la fin de la première quele régent avait été contraint de retourner enAngleterre, laissant le pouvoir et le commande-ment de l’armée au comte de Warwiek. Celui-ciavait surtout dirigé ses efforts du côté de la Bre-tagne , afin d’effrayer le duc et de le ramener àl’alliance des Anglais . Le mauvais gouvernementdu roi de France , les discordes de ses conseillersavaient empêché le connétable de défendre suffi-samment les Etats du duc son frère. C’était un