SONT EN PRÉSENCE (U29).
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parmi les Picards et les Français du parti anglais;ainsi s’engageaient de fortes escarmouches, où dechaque côté on venait secourir les siens, lorsqu’ilsétaient repoussés. Jamais on n’avait de part etd’autre combattu avec tant de vaillance, de haineet de cruauté. On ne faisait nul merci; aucunhomme, de quelque état qu’il fût, n’était admis àrançon : tous étaient mis à mort sans miséri-corde*. Le sire de la Trcmoille courut ainsi ungrand péril ; c’était un des plus hrillans chevaliersparmi ceux du parti du roi. Il voulut se distinguerce jour-là par quelque fait d’armes. Monté sur ungrand coursier, couvert d’une armure magni-fique, il mit la lance au poing, serra les éperons,et se lança à travers l’escarmouche. Par malheurson cheval s’abattit, et l’on eut grand’peine à leretirer du milieu des ennemis 3 .
Sur le soir, au coucher du soleil, le combatdevint plus vif entre les Français et les Picardsqui étaient sortis de leur enceinte. La chaleurétait grande; le jour baissait; à peine pouvait-onse reconnaître à travers les nuages de poussière.Les archers français s’étaient approchés, et tiraient
‘ Monstrclet.
2 Chronique Je la Puctllc.