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LE KOI ET LE DEC
serrés contre les Anglais , qui répondaient de lameme sorte. La foule des combattans s’accrois-sait de moment en moment. Les hommes quiavaient l’expérience de la guerre, voyant commel’aflaire s’engageait, n’hésitaient pas à cçoirequelle finirait par la complète destruction d’undes deux partis. Cependant, quand la nuit futtombée, les Français retournèrent à leur campsous le mont Piloy.
Le duc de Bedford vint aussitôt le long de latroupe des Picards, et il s’arrêtait de place enplace pour les remercier de leur vaillance : « Mes« amis, disait-il, vous êtes de braves gens ; vous« avez supporté pour nous tout le poids de la ba-« taille ; nous vous remercions bien grandement,« et nous vous prions, s’il nous survient d’autres« affaires, de vous comporter avec la même bar-ci diesse. » LebâtarddeSaint-Poletle sire Jean deCroy s’étaient distingués entre tous. Le dernieravait reçu une blessure à la jambe 1 .
Le roi s’étant ainsi assuré que les ennemis nevoulaient jamais sortir de leurs remparts, revintà Crespy, et prit sa route vers Compiègne , quivenait de lui ouvrir ses portes. Le duc de Bedford
1 Saint-Rcmi.