Band 
Tome V.
Seite
204
JPEG-Download
 

204

LE KOI ET LE DEC

serrés contre les Anglais , qui répondaient de lameme sorte. La foule des combattans saccrois-sait de moment en moment. Les hommes quiavaient lexpérience de la guerre, voyant commelaflaire sengageait, nhésitaient pas à cçoirequelle finirait par la complète destruction dundes deux partis. Cependant, quand la nuit futtombée, les Français retournèrent à leur campsous le mont Piloy.

Le duc de Bedford vint aussitôt le long de latroupe des Picards, et il sarrêtait de place enplace pour les remercier de leur vaillance : « Mes« amis, disait-il, vous êtes de braves gens ; vous« avez supporté pour nous tout le poids de la ba-« taille ; nous vous remercions bien grandement,« et nous vous prions, sil nous survient dautres« affaires, de vous comporter avec la même bar-ci diesse. » LebâtarddeSaint-Poletle sire Jean deCroy sétaient distingués entre tous. Le dernieravait reçu une blessure à la jambe 1 .

Le roi sétant ainsi assuré que les ennemis nevoulaient jamais sortir de leurs remparts, revintà Crespy, et prit sa route vers Compiègne , quivenait de lui ouvrir ses portes. Le duc de Bedford

1 Saint-Rcmi.