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ÉVASION
les l'rancs-a relier s, le ban de la noblesse, et setint prêt h commencer la guerre, espérant tou-jours n’avoir pas à la faire à tous ses adversairesà la fois, et négociant de façon h conclure uneprolongation de trêve avec le duc de Bourgogne,mais point avec le duc de Bretagne .
En même temps il se montrait de jour en jourplus rigoureux et plus cruel envers ceux de sessujets qui étaient convaincus ou soupçonnés d’in-telligence avec ses ennemis, de trahison ou decomplots contre lui. Le prévôt Tristan était d’or-dinaire chargé de ces procédures, et les faisaitpromptes et sommaires. Les condamnés étaientensuite ou décapités ou cousus dans des sacspour être jetés à l’eau. Parfois les exécutions duprévôt étaient si secrètes, qu’on ne savait pasbien si certains personnages étaient morts ouenfermés dans les cachots de quelque château '.C’est ainsi que chacun se demandait ce qu’étaitdevenu Antoine de Chàteauneuf, seigneur duLau, à qui le roi, peu d’années auparavant, mon-trait une si grande tendresse, qu’il avait élevé àune si haute fortune, le faisant grand-chambellanet grand-bouteiller. Généralement on croyait que
1 Ce Troy. — Soyssel.