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Tome IX.
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GUERRE

avait envoyées pour les exciter contre le Duc,les paroles quon leur avait rapportées de sa part,les lettres memes revêtues de son sceau et de sonnom quon avait pu montrer; et maintenant nonseulement il les abandonnait, mais il se joignaità leur ennemi; il venait aider à ruiner et à sac-cager leur ville ; il ne les protégeait pas mêmecontre la rude vengeance qui les menaçait! Aussison nom était-il en exécration et chargé des plushonteux outrages.

Pourtant leur courage était encore soutenupar le légat que le pape avait envoyé pour média-teur. Ce légat avait conçu lespoir peu raisonna-ble de se faire évêque de Liège . Il conseilla doncaux habitans de laisser aller messire Louis deBourbon, leur évêque, de faire bonne conte-nance , et de se défendre, afin dobtenir de bon-nes conditions. Voyant cette première sortie réus-sir si mal, le légat fut saisi de peur et se sauvaau plus vite. Les coureurs de larmée de Bour­ gogne le prirent. On vint dire au Duc quil étaitentre leurs mains. « Quon ne men parle pas,-« pondit-il, et quils le rançonnent à leur fantai-« sic, ni plus ni moins quun riche marchand.« Si je le savais publiquement, il me faudraita bien le faire délivrer par respect pour le saint-