DE LIÈGE (14G8).
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a siège. » Ils se débattirent sur le partage de cebutin, la nouvelle devint publique : alors le Ducse le fit amener, lui témoigna de grands égards,et commanda que tout ce qui lui avait été pris luifût rendu.
L’avant-garde, commandée par le maréchal deBourgogne et le sire d’IIimbercourt, s’était logéedans le faubourg, et elle était parvenue jusqu’à laporte. Il semblait que nulle résistance ne dût lesempêcher d’entrer dans la ville ; cl tous ces gensde guerre, animés par le désir du butin, vou-lurent, sans attendre le Duc, achever une affairesi facile. Le désordre était grand, personne n’étaitsous sa bannière. Chacun allait et venait dans laboue, appelant ses compagnons ou cherchant sonchef. La nuit arriva. Les Liégeois avaient refuséde livrer leur porte; voyant ces Bourguignonsdispersés et sans précautions, ils firent une sortiepar les brèches de leurs murailles, et tombèrentsur eux. Ils en tuèrent un grand nombre, et lesmirent presque tous en fuite. Cependant les gen-tilshommes et les hommes d’armes parvinrent àse réunir devant la porte, et tinrent ferme à pied,enfonçant à mi-jambe dans la terre trempée. Leprince d’Orange, les sires du Lan et Durfé étaientlà donnant l’exemple de la vaillance et du sang-